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    Berne: projet-pilote de l’Eglise catholique: (230293)

    "Etre l’avocat des enfants"

    "Schpiutüfu"- terreur du monde des adultes!

    Berne, 23février(APIC) Le décanat de l’Eglise catholique de la ville de

    Berne veut lancer dès le 1er mai un grand "jeu du diable" (Schpiutüfu")

    pour défendre des aspirations des jeunes envers les adultes. La représentation de cette défense costumée des enfants et du téléphone des souhaits

    concrets des jeunes est une première en Suisse.

    Le "Schpiutüfu" a pour but de prendre contact avec le lieu réel des enfants. Il se veut le contraire de positions burocratiques ou de la prise de

    position des seuls parents défendant les intérêts de leur progéniture, a

    expliqué le pro-doyen Manfred Ruch, du décanat de la ville de Berne, lors

    d’un entretien donné lundi à l’agence APIC. Cette initiative a surtout comme objet la défense des intérêts des enfants dans le monde des adultes.

    Ainsi par exemple les membres responsables de l’Eglise devrait attirer

    l’attention du Conseil de l’Eglise ou du Conseil paroissial si un service

    religieux n’est pas célébré conformément au goût des enfants ou si l’enseignement religieux ne les intéresse pas, poursuit le pro-doyen.

    Figures d’interprétations frappantes

    Le "Schpiutüfu" se présente en costume bariolé - une manière d’identification qui fait choc- pour les revendications adressées à l’Eglise. Naturellement il doit et peut aussi s’adresser au conseil communal de la ville.

    En expliquant par exemple que la réalisation de telle ou de telle place ne

    correspond pas aux souhaits des enfants. Dans le cahier des charges du

    "Schpiutüfu", le rôle de la publicité n’est pas oublié. Il doit être représenté non avec des phrases théoriques mais au contraire toujours en rapport

    avec le monde réel des enfants, illustré par des exemples concrets, a insisté le pro-doyen Ruch.

    Le "Schpiutüfu" provient d’une tradition ecclésiale bernoise. Dans les

    années 70 une telle figure était connue dans les mouvements de jeunesse

    catholique "Jungwacht" et "Blauring" . Vers 1988 l’intérêt pour cette tradition se perd. Cependant un groupe de travail, intitulé "Forum des enfants" estime que l’Eglise doit "poser un signe concret" et exige, dans

    l’intérêt des enfants une nouvelle démarche qui puisse travailler de concert avec les groupes organisés de la ville de Berne. Le goupe de travail

    favorise une travail commun avec la ville mais défend en même temps une

    grande autonomie. Une certaine liberté, faite d’initiatives drôles et suprenantes, doit être laissée à "l’avocat des enfants". C’est alors que les

    organes dirigeants des paroisses de la ville de Berne acceptent de prendre

    la pleine responsabilité financière du "Schpiutüfu". Personne n’y trouvera

    à redire puisque l’expérience évitera de faire ombrage aux économies en

    cours aux finances de la ville de Berne. (apic/gs/ba)

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