Berne: prochain Synode de l’Eglise catholique du canton (270493)
Delémont, 27avril(APIC) De la gestion financière aux racines de la xénophobie, les délégués de l’Eglise catholique romaine du canton de Berne vont
conjuger pragmatisme et ouverture, lors de leur prochain Synode qui se
tiendra le 15 mai à Zwingen, dans le Laufonnais.
Secrétaire de la Conférence centrale catholique romaine (RKZ), Urs Zehnder expliquera en effet le système de financement de l’Eglise catholique en
Suisse, en ouverture de séance. L’après-midi, à l’issue de la partie statutaire, l’assemblée synodale sera conviée à une table ronde sur la xénophobie, animée par Peter Spinatsch, de Berne. La diaconie Caritas de la
partie alémanique du canton entend inviter et encourager au changement
d’attitude et transformer la crainte de l’inconnu en audace. "L’audace
d’assumer les vérités nouvelles et les faits actuels".
Entre-temps, le Synode aura eu l’occasion de se pencher sur les comptes
(bénéficiaires) de l’exercice 1992, de prendre le pouls des doyennés et des
commissions régionales, avant d’étudier les statuts de Caritas Berne. Le
Synode décidera ensuite de mandater le conseil synodal pour qu’il entreprenne une révision partielle de la Constitution de l’Eglise nationale du
canton de Berne. Il procédera ensuite à des élections complémentaires dans
les commissions de vérification, des étrangers et de Caritas.
Sur un volume total de 2’847’351 francs, les comptes 1992 du Synode de
l’Eglise bernoise affichent un excédent de recettes de 92’848 francs, soit
quelque 74’000 de plus que ne le prévoyait le budget. Ce reliquat actif
permettra de créer une réserve pour les futurs projets de Caritas Berne.
Les 47’848 restants font ascender la fortune totale à 274’163 francs, soit
grosso modo la moyenne mensuelle des dépenses du Synode. Plusieurs facteurs
expliquent la bonne surprise réservée par les comptes: placements financiers profitables, contributions diverses, etc.
A propos du Jura-Sud, certains membres de la commission régionale Moutier-St-Imier-Bienne se préoccupent du manque de suivi de la part des délégués de langue française au Synode, pour ce qui touche la pastorale de
Bienne. Nerf de la guerre, l’argent est toujours un sujet délicat, surtout
celui dépensé par le Synode, relève le président de la commission. Il est
évident que jamais les catholiques de cette région ne refuseront une dépense pour la pastorale, mais en tant qu’adultes et chrétiens engagés, ils attendent de leurs responsables une attitude de concertation et de dialogue,
souligne encore Guy Chalverat, de Moutier. (apic/sic/mjp/pr)