Berne: présentation des voeux de Nouvel (140191)
La place de la Suisse dans l’Europe et le Golfe au centre du discours
Berne, 14janvier(APIC) Le corps diplomatique accrédité à Berne a été reçu
lundi après-midi au Palais fédéral par le Président de la Confédération
Flavio Cotti à l’occasion de la traditionnelle présentation des voeux de
Nouvel An. En sa qualité de doyen du corps diplomatique, Mgr Eduardo Rovida, nonce apostolique, a prononcé un discours dans lequel il a mis les accents sur le rôle et la place de la Suisse dans l’Europe en construction,
ainsi que sur le Golfe et la guerre qui menace. Au nom du corps diplomatique, il en a profité pour souhaiter à la Confédération un bon anniversaire
en cette année du 700e.
Après avoir relevé que "la prospérité de la Suisse" s’est "construite
sur sa ’faiblesse’: peuples réunis pour préserver leurs libertés" et que
les cantons, qui "ont façonné la Confédération en un pays perméable à de
multiples courants, l’ont enrichie, diversifiée et finalement fortifiée",
Mgr Rovida a déclaré que l’Europe, loin de faire éclater la Suisse, "lui
offre une chance unique de développer ce qu’elle est déjà: un pays, plusieurs ’nations’, une volonté d’être ensemble pour garantir le bien commun
dans le respect de chacun".
Mais, a poursuivi le nonce apostolique, si "nous partageons la liesse
jubilaire des Suisses, pouvons-nous oublier, ne serait-ce qu’un instant,
les graves problèmes du monde d’aujourd’hui dans la phase actuelle de la
vie internationale?" A la veille de ce fatidique 15 janvier, "nous sommes
atterrés par le spectacle de deux armées les mieux équipées et les plus
aguerries, qu’ont ait jamais connues, prêtes à sa’ffronter pour emporter
dans un gouffre de néant et de mort - Dieu seul le sait - combien d’innocents..." a lancé le doyen du corps diplomatique, après avoir évoqué les
problèmes de la faim, du sous-développement et l’endettement dans le Sud.
"Jamais plus la guerre", s’étaient écriés les hommes de la rue comme les
hommes d’Etat, aux quatre coins du monde et même à plusieurs reprises devant les Assemblées des Nations Unies, a encore constaté Mgr Rovida. Et de
conclure en relevant que "cet appel, par contre, devrait nous pousser aujourd’hui plus que jamais à une ’intelligence du dialogue’, déterminante,
faisant place aux tensions des monologues perpétuels". (apic/com/pr)