Berne : opposition politique à la reconnaissance de (190490)
Berne, 19avril(APIC) A part les trois Eglises nationales, d’autres confessions religieuses devraient obtenir leur reconnaissance légale dans le
canton de Berne. C’est ce que propose la loi sur les conditions et les effets de la reconnaissance de droit public de communautés religieuses dans
le canton. Elle est cependant combattue par l’UDF (Union démocratique fédérale), qui vient de lancer un référendum. La votation devrait avoir lieu le
10 juin prochain. A côté des communautés juives, plusieurs Eglises libres
ont déjà manifesté leur intérêt pour une reconnaissance de leur existence
par l’Etat.
Pour être reconnue officiellement et légalement, une confession religieuse doit correspondre aux principes de l’Etat dans lequel elle désire
s’installer. Cela suppose une organisation démocratique et des élections
démocratiques des autorités ecclésiastiques ainsi que le respect de la liberté de religion et de la liberté de conscience. De plus, la communauté
qui désire être reconnue doit compter plus de 500 membres dans le canton et
avoir été active en Suisse depuis vingt ans au moins.
Théoriquement, une reconnaissance de la communauté islamique serait possible à Berne, bien qu’un tel voeu n’ait pas été émis jusqu’ici. Ce serait
pour les opposants à la loi une "trahison de la culture chrétienne". Le
Conseil synodal réformé Berne-Jura s’oppose à cette conception. Il s’est
d’ailleurs prononcé récemment en faveur de la loi sur les conditions et les
effets de la reconnaissande de droit public de communautés religieuses,
pour "l’ouverture envers les communautés religieuses". Le fait que des nonchrétiens vivent parmi nous "est la conséquence de mouvements de population; nous avons appelé dans notre pays des hommes comme force de travail",
affirme le Conseil synodal. D’autres ont trouvé asile chez nous comme réfugiés politiques. (apic/epd/hz/cor)