Une prière interreligieuse pour le climat aura lieu le 28 septembre 2019 à Berne, dans le cadre de la Grande manifestation pour le climat. L'association œcuménique "oeco environnement" soutient la démarche.
"La crise climatique est aussi une crise
spirituelle", affirment les organisateurs de la prière interreligieuse
dans un communiqué. L'initiative de réunir les principales communautés
religieuses autour de cette cause a été lancée par la pasteure protestante
bâloise Nadja Müller, avec le soutien d'Andreas Nufer, pasteur de l'Eglise
ouverte de Berne.
Des prières interreligieuses pour le climat existent déjà depuis quelques années en Suisse, notamment à Bâle, mais aussi à Berne. Dans cette ville, une telle cérémonie se déroule un vendredi par mois devant la Maison des religions. Mais c'est la première fois qu'une prière interreligieuse est organisée dans le cadre d'une manifestation d'ampleur nationale pour le climat, souligne à cath.ch Kurt Aufdereggen, responsable de projets à oeco, qui participe à l'événement.
Pour une politique climatique cohérente
Le temps de prière, qui se déroulera dans l'église réformée du Saint-Esprit de Berne, commencera à 12h30. Il réunira des représentants des communautés hindouiste, musulmane, yoruba, israélite, catholique romaine, catholique chrétienne et réformée. Les participants sont ensuite invités à se joindre à la Grande manifestation pour le climat, organisée par l'Alliance climatique, qui se dirigera vers la Place fédérale. Le rassemblement est destiné à faire pression sur les autorités, à trois semaines des élections législatives fédérales.
Les associations chrétiennes de l'Alliance climatique, dont oeco, demandent une politique climatique cohérente, qui permette de protéger nos ressources vitales. Elles exigent l’abandon de l'utilisation du charbon, du pétrole et du gaz, ainsi qu'une justice climatique permettant à tous les habitants de la planète de vivre dignement.
Une centaine de paroisses en soutien
Ces associations chrétiennes invitent également les paroisses de Suisse à montrer leur soutien, le 28 septembre, à la manifestation, soit en faisant sonner leurs cloches à 14h30, soit en réglant l'horloge de leur clocher sur 11h55 (afin de signifier que c'est le denier moment pour agir). Kurt Aufdereggen se réjouit ainsi qu'une centaine de paroisses du pays, réformées comme catholiques, également en Suisse romande, ont décidé de participer à cette action. "Il est important de montrer que les institutions et les personnes religieuses se sentent pleinement concernées par la préservation de la planète", relève le responsable d'oeco.
Malgré les engagements de plus en plus soutenus des Eglises et des paroisses en Suisse, oeco estime que ces dernières doivent prendre plus au sérieux l'inquiétude climatique et agir en conséquence. L'association œcuménique propose notamment d'introduire l’éco-management "Coq Vert", de chauffer de manière économe les bâtiments ecclésiaux, de proposer moins de viande lors des repas dans les paroisses. Il s'agirait également de revoir les pratiques en matière de déplacements et de voyages, de s’engager en politique et de célébrer "Un Temps pour la Création", une démarche proposée en septembre de chaque année par oeco. L'association encourage en outre les chrétiens à aborder le thème du climat tout au long de l'année. (cath.ch/com/rz)