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    Berne: Les organisations non gouvernementales critiquent l’OMC

    Berne 13 août 1999 (APIC) Une quarantaine d’organisations non gouvernementales suisses dont la Déclaration de Berne, Pro Natura, l’Union Suisse des Paysans et la Fondation pour la protection des consommateurs, ont dénoncé jeudi à Berne le manque de démocratie et de transparence de la politique l’Organisation mondiale du commerce. "L’OMC n’est contrôlée par aucun gouvernement et n’est redevable à aucune organisation de l’ONU, déplorent-elles. En outre l’OMC ne tient pas suffisamment compte des questions écologiques, sociales et de développement.

    Avant d’entamer un nouveau cycle de négociations sur la libéralisation, l’OMC doit prendre le temps de la réflexion Telle est la revendication des ONG suisses actives dans ces domaines. Elles attendent que la délégation suisse s’engage fermement en faveur de ces exigences à l’occasion de la troisième Conférence des ministres des 134 pays membres de l’OMC qui se tiendra fin novembre à Seattle, aux Etats-Unis.

    Un sondage réalisé pour la Déclaration de Berne indique d’ailleurs que la majorité des Suisses partagent les préoccupations des œuvres d’entraide. 62% des personnes interrogées souhaitent un temps de réflexion permettant d’examiner les conséquences d’une libéralisation du commerce international. 92% sont d’avis que les conséquences pour l’environnement doivent être discutées à l’occasion des négociations et 94% considèrent qu’il est indispensable d’intégrer les droits de l’homme et le droit du travail dans les discussions sur le commerce international. "La thèse du commerce pour le commerce ne peut être maintenue. Le commerce se situe dans un environnement déterminé et a des conséquences sociales", souligne Marianne Hochuli de la Déclaration de Berne.

    L’objectif d’un temps de réflexion consiste à trouver des solutions susceptibles de remédier aux défaillances fondamentales des accords de l’OMC et de leur mise en application. Les organisations réclament une évaluation détaillée des accords de l’Uruguay Round. Elles demandent une prise en considération des fonctions sociales de l’agriculture, une intégration plus efficace des pays en voie de développement dans le commerce international, le respect de la protection de l’environnement et des droits sociaux

    "L’OMC n’est contrôlée par aucun gouvernement et n’est redevable à aucune organisation de l’ONU, ce qui met en évidence le manque de démocratie de cette organisation", précise Simonetta Sommaruga de la Fondation pour la protection des consommateurs.

    Les organisations non gouvernementales pourraient jouer un rôle décisif dans ce processus de réflexion car elle sont en mesure de représenter des voix des personnes et des peuples directement concernées par le commerce mais incapables d’intervenir eux-mêmes. en tant qu’individu, conclut S. Sommaruga. (apic/com/mp)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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