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    Berne: Les évêques suisses et la solution des délais:

    "On ne peut se soustraire à une réflexion sur le moindre mal"

    Berne, 8 mars 2001 (APIC) Evoquant le débat aux Chambres fédérales sur la solution des délais en matière d’interruption de grossesse, le président de la Conférence des évêques - qui a siégé à Morges (VD) du 5 au 7 mars -, a indiqué que si la CES était opposée à l’avortement, elle ne pouvait faire l’économie d’une réflexion sur "le moindre mal" et qu’elle prendrait position sur les différentes solutions de délais, en cas de référendum.

    La Conférence des évêques suisses (CES) porte le souci de rendre possible l’accueil de la vie dans les circonstances même les plus difficiles. Par un soutien efficace, matériel, psychologique, a expliqué jeudi 8 mars devant la presse Mgr Amédée Grab, évêque de Coire. Le président de l’épiscopat a précisé que la CES ne réagirait pas de la même manière aux différentes hypothèses débattues actuellement par les députés helvétiques réunis en session à Lugano.

    Mgr Grab a souligné que la palette de ces propositions allait du refus radical de tout avortement à une solution des délais sans aucune clause restrictive. En passant par une solution invoquant au maximum la clause de détresse, la solution médiane, celle du PDC, qui rend obligatoire la consultation avant l’avortement ou le maintien du statu quo.

    Loi et morale ne peuvent se recouvrir complètement

    S’agissant de la solution des délais assortie de l’obligation d’un entretien pour la femme désireuse d’avorter, selon le modèle PDC, Mgr Grab estime que l’on entre ici dans la distinction entre le moral et le légal. Il y a parmi les théologiens des adversaires résolus de toute réflexion sur le moindre mal mais dans la vie pratique, cette une considération dont on peut difficilement faire abstraction. "Dans ce qui est contraire à nos convictions, il y a toute une échelle de possibilités. Nous ne réagirons pas de la même manière selon les propositions mise au vote". S’agissant des référendums que les organisations de protection promettent de lancer, Mgr Grab a précisé que la CES ne se prononçait jamais durant la récolte des signatures.

    "Il est impossible que la loi d’un pays coïncide totalement avec une exigence morale imprescriptible", a conclu président de la CES. L’Eglise ne procède pas d’une logique politique mais d’une approche universelle fondée sur la valeur de la vie et la dignité de la personne, a poursuivi le prélat. "Mais elle a de la considération pour les circonstances données et ce qui est possible ou pas". (apic/mjp)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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