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    de la consommation de drogue

    Berne : la FEPS se déclare pour la dépénalisation (141289)

    Berne, 14décembre(APIC) Dans le cadre de la consultation fédérale sur le

    rapport "Aspects de la situation et de la politique en matière de drogue en

    Suisse", l’Institut d’éthique sociale (IES) de la Fédération des Eglises

    protestantes de Suisse (FEPS) a publié ses réponses aux interrogations du

    Conseiller fédéral Flavio Cotti. Après avoir émis des considérations sur la

    prévention, l’aide aux drogués, le respect de leur dignité et la lutte contre le marché noir, l’IES souhaite que les les toxicomanes soient considérés comme des malades à aider et non à condamner. C’est pourquoi il approuve la dépénalisation Berne : la FEPS se déclare pour la dépénalisation (141289). Il invite les Eglises à

    s’engager dans ce sens.

    La Commission des questions sociales, qui a formulé la réponse de l’IES

    au Département fédéral de l’Intérieur, réclame une cohérence dans le jugement porté sur la consommation de drogue : elle ne voit aucune raison de

    différencier la position à l’égard des drogues actuellement illégales de

    celle adoptée face à l’alcool. Pour l’IES tout drogué est un malade : la

    base de toute action sociale dans ce domaine ne pourra donc être que l’acceptation du phénomène. Sur cette base, il faut avant tout tenter de diminuer la souffrance des drogués.

    Importance d’une bonne information

    la Commission de l’IES rappelle l’importance de la prévention et de

    l’information des jeunes. Elle réclame des mesures pénales et policières

    appropriées et souligne l’urgence d’une amélioration de la situation sociale. Le respect de la dignité des toxicomanes est également une exigence des

    auteurs de la réponse de la FEPS. Ceux-ci plaident pour la liberté - entendue comme la libre disposition de soi - et la responsabilité des malades.

    Ils appellent à avoir envers eux une attitude d’accueil. La Commission de

    l’IES demande également que les lois existantes, lorsqu’elles ont des effets néfastes sur les malades, soient changées.

    La commission de l’IES souligne un fait important : l’accessibilité aux

    drogues est le lieu de la plus grande tension entre le rapport et sa réponse. Elle plaide en faveur de la distribution de drogue, réglée, contrôlée

    et prescrite par le médecin. C’est pourquoi elle considère que des essais

    devraient être tentés de traiter les héroïnomanes à l’héroïne, la drogue de

    substitution constituant "une solution illusoire".

    Renforcer les moyens de lutte

    Pour les auteurs de la réponse de la FEPS, il faut renforcer les moyens

    de lutte contre le trafic illégal, notamment en appliquant en Suisse une

    législation pénale adéquate. Conscient que la survie de nombreux êtres humains est liée à la production de drogue, ils relèvent : "la lutte n’aura

    de sens que si on crée et favorise en même temps d’autres moyens d’existence, ainsi que les voies commerciales nécessaires".

    En ce qui concerne la prévention contre la propagation du sida parmi les

    toxicomanes, la Commission de l’IES réclame la possibilité de consultation

    accessible et de traitement, une information plus intensive, la

    distribution de matériel d’injection stérile et de préservatifs et la

    recommandation d’effectuer le test anti-sida. (apic/spp/cor)

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