Augmenter la considération à l’égard de l’Eglise catholique en Suisse
Berne, 18septembre(APIC/M.B.) "C’est un souci de sagesse politique qui a
guidé la réponse du Conseil fédéral à mon postulat invitant à instituer une
représentation diplomatique suisse au Vatican", a déclaré mardi à l’agence
APIC le conseiller national démocrate-chrétien Théo Portmann, président du
"Corpus catholicum" des Grisons. Le Conseil fédéral estime qu’une représentation diplomatique suisse au Vatican n’est plus une question de principe,
mais seulement d’opportunité. Il affirme également qu’il n’a pas à intervenir dans "l’affaire Haas", car la paix confessionnelle n’est pas en danger.
"La sagesse politique recommande en effet qu’on s’abstienne d’intervenir
dans les questions religieuses jusqu’au moment où des conflits graves rendent cette intervention inévitable", estime le conseiller national grison.
Le Conseil fédéral a jugé que les relations entre protestants et catholiques à la suite de l’affaire Haas ne sont pas tendues au point d’exiger son
intervention.
Théo Portmann est convaincu que le postulat de l’évangélique bernois Otto Zwygart, demandant la suppression de la nonciature apostolique à Berne,
n’a pas facilité les choses pour le Conseil fédéral : "Berne était contrainte de prendre position sur deux requêtes de signe opposé, l’établissement de relations diplomatiques complètes avec le Vatican et l’abolition de
la nonciature, cela explique le souci de prudence à l’égard des deux postulats".
La prudence ne signifie pas néanmoins pour T. Portmann de laisser les
choses comme elles sont du côté de l’Eglise catholique : "Rome devrait décider d’ériger la province suisse en un archevêché, cela augmenterait la
considération à l’égard de l’Eglise suisse et à l’occasion de choix et
d’événements importants pour notre Eglise, Rome aurait en la personne d’un
archevêque une personne hautement compétente pour être consultée". Cette
décision devrait cependant être agréée par le Conseil fédéral, conformément
à l’article 50 de la Constitution fédérale, article que le conseiller national grison ne juge pas nécessaire de supprimer dans l’immédiat. (apicmb/be)