Berne: l’Eglise face aux exigences de l’exécution des peines (150291)
Berne, 15février(APIC) Une formation complémentaire en cours d’emploi intitulée "Comment l’Eglise répond-elle aux exigences de l’exécution des peines et des mesures ?" débutera en avril prochain à l’Université de Berne.
Mise sur pied par la Faculté de théologie protestante de l’Université de
Berne avec la collaboration d’autres Facultés de théologie, des institutions de formation continue et des responsables de l’exécution des peines,
elle est destinée aux pasteurs, prêtres, théologiennes et théologiens laïcs
travaillant en milieu pénitentiaire.
Les problèmes liés à la privation de liberté, l’accompagnement de personnes délinquantes, le soutien aux parents et aux proches, autant de thèmes qui seront abordés au cours de cette formation que l’Eglise dispensera
à tous ceux qui sont pénétrés de l’importance de cette mission. L’Eglise de
Suisse compte déjà de nombreux collaborateurs dans ce domaine, tant au niveau de l’organisation qu’à celui de la réforme de l’exécution des peines.
Mais l’absence de formation et de soutien de la part de collègues expérimentés se fait cruellement sentir.
La formation complémentaire prévue par le projet bernois doit permettre
un examen approfondi des problèmes et des possibilités propres à l’Eglise
au sein de l’exécution des peines. En même temps que favoriser la compréhension et l’intégration d’expériences personnelles, permettre une meilleure connaissance sur le plan pratique comme sur le plan théorique et promouvoir la solidarité envers ceux qui s’engagent dans cette voie.
Développer l’accompagnement pastoral individuel et de groupe, encourager
la mise sur pied de services religieux, promouvoir une formation pour adultes centrée sur les problèmes spécifiques à la privation de liberté, permettre l’acquisition de connaissances nouvelles en théologie, en psychologie, en sociologie et en droit: tels sont les objectifs de cette formation.
La formation débutera en avril 1991. Le cours de base durera 4 semestres
à raison de 4 heures par semaines. Un diplôme sanctionnera la formation.
(apic/spp/ecl)