Berne: initiative populaire pour une limitation de l’immigration (171188)
Eglises réformées évangéliques BE-JU met en garde contre une acceptation
Berne, 17novembre(APIC) A l’instar de la Fédération des Eglises protestantes de la Suisse (FEPS) et de la Conférence des évêques , le Conseil synodal des Eglises réformées évangéliques Berne-Jura est d’avis que l’adoption de l’initiative populaire fédérale pour une limitation de l’immigration
aurait de graves conséquences. Il demande aux électeurs et électrices d’examiner si et dans quelle mesure les buts de l’initiative pour laquelle le
peuple est amené à se prononcer le 4 décembre prochain et la mission des
Eglises, qui consiste à s’occuper en premier lieu des déshérités, sont conciliables.
Par rapport à la prise de position commune de la Conférence des évêques
et de la FEPS, qui demandent aux fidèles le rejet de l’initiative, le Conseil synodal des Eglises réformées évangéliques BE-JU est plus neutre. Il
met en garde contre une acceptation, mais relève toutefois la prise de position de la Conférence des évêques et de la FEPS qui, eux, rejettent l’initiative de l’Action nationale parce qu’ils craignent qu’en cas d’adoption
de l’initiative, des êtres humains deviennent une masse manipulable et
qu’un avenir commun des populations suisses et étrangères, auquels aspirent
les Eglises, devienne illusoire. Pour ces dernières, est-il rappelé dans le
communiqué du Conseil synodal, une politique qui ne voit pas premièrement
dans l’étranger le prochain et le partenaire n’est pas soutenable.
Le Conseil synodal rappelle cependant quelques effets négatifs que ne
manqueraient pas de produire une acceptation de l’initiative: le regroupement familial des étrangers deviendrait beaucoup plus difficile; les autorisations saisonnières ne pourraient pratiquement plus être transformées en
autorisations annuelles; les étrangers seraient davantage poussés au travail clandestin; l’échange international de stagiaires, écoliers et étudiants serait stoppé dans une large mesure; les conséquences au niveau de
la politique d’asile qui ne manqueraient pas se surgir; enfin, la Suisse
courrait le risque de violer certaines règles du droit international, elle
devrait dénoncer la Convention de Genève relative au statut des réfugiés.
(apic/pr)