Berne, 3mars(APIC) Le 18 mars prochain, le Fédération des Eglises protestantes de la Suisse (FEPS) et l’Entraide protestante suisse (EPER) organiseront un colloque sur les problèmes concrets posés aux Eglises, après
l’entrée en vigueur, le 1er janvier dernier, de la loi sur l’asile revisée.
Le pasteur Ion Karakash a exposé récemment devant la Conférence des présidents des Eglises membres de la FEPS, les principales questions auxquelles
sont confrontées les Eglises et les oeuvres d’entraide. Au sein du Conseil
de la FEPS, Ion Karakash est responsable du département "Droit, Droits de
l’Homme et migration".
La loi sur l’asile révisée prévoit entre autres la répartition des requérants d’asile entre les divers cantons. Plusieurs cantons prévoient la
répartition des requérants d’asile entre les communes. Depuis le 1er janvier, les demandes d’asile ne sont plus examinées par la Confédération,
mais par les cantons. La décision appartient toutefois à la Confédération.
Différentes questions peuvent alors se poser: Comment les requérants
d’asile vont-ils être logés? Seront-ils intégrés à la vie communale? Quelles différences apparaîtront dans la manière de traiter les demandeurs
d’asile? Quelle sera la durée de la procédure dans certains cantons et
qu’en sera-il de la qualité des décisions? Ce sont ces questions que se posent les Eglises et c’est pourquoi, la FEPS et l’EPER organisent un colloque au Bürenpark, à Berne, le 18 mars, afin de mettre en place une unité de
doctrine.
Lors de cette journée il s’agira d’élaborer des réponses à toute une
série de questions. A cause de la cantonalisation de la procédure d’asile,
les cantons et de nombreuses communes s’adresseront pour la première fois
aux Eglises avec des attentes concrètes afin de régler le problème du logement du requérant d’asile. Alors se posera le problème de la collaboration
des Eglises à l’accueil des requérants d’asile et de la limite de la
responsabilité des Eglises et des oeuvres d’entraide envers ceux-ci. Il est
important pour le requérant d’asile que des volontaires s’engagent en sa
faveur, prennent soin de lui et le conseillent, même si la compétence en
matière d’asile est réglée par les cantons et les communes.
Sans un minimum de discussion et d’entente, sans une unité de doctrine
et sans une solidarité globale des Eglises, il ne serait pas possible
d’avancer. Les Eglises doivent être en mesure de faire des propositions
concrètes afin d’assurer l’intégration des réfugiés dans la population et
de garantir une répartition entre les cantons qui soit autant que possible
juste du point de vue humain. Une réflexion commune s’impose. (apic/spp/bd)