Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    des Eglises auprès des migrants en Europe (010793)

    Berne: Assemblée générale du Comité

    La politique de migrations dans l’impasse

    Berne, 1erjuillet(APIC) Le Comité des Eglises auprès des migrants en Europe (CEME) a souligné jeudi l’importance du travail de lobby auprès des

    gouvernements, des parlementaires et des organisations internationales pour

    la défense des droits de l’homme et le respect des conventions sur les réfugiés. En tant qu’avocates des travailleurs immigrés, des réfugiés et des

    réquérants d’asile, les Eglises doivent se sentir interpelées, parce que

    les solutions politiques actuelles vont dans une mauvaise direction, ont

    relevé les responsables, lors d’une conférence de presse à Berne.

    Le CEME a formulé lors de son assemblée générale au château de Hünigen

    (BE) une stratégie pour une politique positive d’émigration comme alternative pour une Europe, qui, après les accords de Schengen, a tendance à se

    transformer en forteressse.

    Elisabeth Bäumlin-Bill, responsable des migrations au sein de la Fédération des Eglises protestantes de la Suisse (FEPS) a relevé que les Eglises

    n’ont plus le même poids aujourd’hui qu’autrefois et qu’elles échouent parce qu’elle ne s’engagent pas assez pour les plus faibles. Si les Eglises

    veulent parvenir à une position commune face à l’Etat dans les questions

    d’asile et de migration, il faut d’abord qu’elles repensent leurs rapports

    avec l’Etat. Il convient en outre de chercher de nouvelles voies en commun

    avec les organisations non gouvernementales.

    En Suisse, on souhaite une nouvelle politique des migrations qui s’intéresse aussi par exemple aux problèmes des étrangers de la deuxième génération. La question d’une limitation du nombre des réfugiés est mal posée

    tant qu’on ne s’attaque pas aux causes de ce flux.

    Les oeuvres d’entraide sont elles-mêmes liées dans l’accomplissement de

    l’aide étatique. Elles n’ont pas les moyens d’influencer les décisions politiques. Martin Schindehütte, de l’Eglise évangélique d’Allemagne (EKD)

    remarque de son côté qu’en Suisse et en Allemagne, il existe une animosité

    entre les Eglises et les partis politiques qui est plus forte que dans les

    autres pays. Cependant, il est vrai que les Eglises perdent leur influence

    en perdant leur profil.

    Le CEME s’occupe de programmes d’encadrement pour les travailleurs

    migrants dans les Eglises d’Europe orientale qui n’ont pas d’expéreince

    dans le domaine. En Allemagne, la collaboration avec les autres Eglises,

    notamment catholique n’est pas très active dans le domaine politique. Car

    les catholiques se cantonnent souvent au domaine pastoral, remarque le

    représentant de l’EKD. En Suisse par contre, on attache beaucoup

    d’importance à la collaboration oecuménique dans ce domaine. L’Eglise

    catholique a également une plus grande expérience des migrants parce que

    les premiers immigrants étaient des Italiens et des Espagnols presque tous

    catholiques. (apic/oe/mp)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus