Berne: Assemblée d’automne des délégués de la FEPS (271092)
Berne, 27octobre(APIC) Les délégués de la FEPS, la Fédération des Eglises
protestantes de la Suisse, ont tenu leur traditionnelle assemblée d’automne
lundi 26 octobre à Berne. L’assemblée a lancé un appel aux autorités fédérales à lever l’obligation de visa pour les réfugiés de l’ex-Yougoslavie et
à accueillir en Suisse en tant que groupe les personnes en provenance de
ces régions en guerre. Un autre point fort de cette assemblée a été une
prise de position de l’Institut d’éthique sociale (IES) de la FEPS sur la
bioéthique, "Breveter la vie ?", qui traite de la question des brevets sur
les animaux et les plantes. D’énormes intérêts économiques sont en jeu dans
ce domaine.
L’assemblée des délégués a également appelé les Eglises membres à renforcer leur soutien aux services de consultation pour les requérants d’asile et aux groupes d’aide locaux. Les délégués ont exprimé le voeu que les
Eglises membres de la FEPS cherchent ensemble avec les autorités
responsables, tant au niveau fédéral que cantonal, des possibilités et des
moyens pour assister les requérants d’asile dans les centres d’accueil où
ils sont aujourd’hui isolés par de nombreuses mesures et voient leurs
droits limités.
La protection d’organismes vivants par un brevet est sujette à de violentes polémiques, car les entreprises actives dans ce secteur espèrent tirer d’importants profits économiques de leur découvertes. Mais les travaux
de recherche extrêmement coûteux ne sont économiquement justifiés que si
les produits obtenus sont suffisamment protégés. D’un autre côté, la dépendance des pays en développement vis-à-vis des pays du Nord risque ainsi
d’augmenter encore massivement.
L’Institut d’éthique sociale (IES) estime que les résultats de la recherche dans le domaine des organismes vivants ne doivent pas - pour répondre à des intérêts économiques pressants - être trop rapidement protégés
par des brevets, car il ne s’agit pas de protéger des inventions techniques, mais des interventions dans le domaine de la biotechnologie, c’est-àdire des êtres vivants. Ces problèmes exigent une solution urgente à
l’échelle mondiale, car les Etats-Unis et le Japon octroient une protection
par un brevet également aux animaux et aux plantes et la recherche tend à
émigrer vers ces pays au détriment de l’Europe. L’ONU et son agence spécialisée, l’OMPI, - qui protège la propriété intellectuelle - sont, de l’avis
de l’IES, les organes appropriés pour le faire, et non le GATT, "où les
grandes puissances font la loi".
Le budget de la FEPS 1993 était également à l’ordre du jour. Il a passé
la rampe sans grandes discussions. La nouvelle clé de répartition des contributions des Eglises membres a également été adoptée. (apic/eg/mp)