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    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
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    Je viens de Fribourg en Brisgau en Allemagne où il y avait un Congrès à

    Berne,

    fait une grande discussion sur le thème du brésil. Aujourd’hui je suis à

    Berne parce que ici il y a un groupe qui nous appuie dans mon ministère

    auprès des enfants de la rue à Petropolis.

    APIC: Comment réagissez-vous à la démission de Mgr Jean-Georges Vogel?

    La démission de l’évêque de Bâle, rouvre bien sûr la question du célibat

    des prêtres dans l’Eglise catholique, mais elle met d’abord en question les

    structures du pouvoir dans l’Eglise, dans laquelle le célibat a une

    fonction de renforcer les mécanismes de centralisation, de gouvernement et

    d’obéissance. Il y a aujourd’hui une demande universelle. L’Eglise doit-elle continuer de fermer cette question ou a-t-elle a le courage d’accueillir

    la discussion sur le célibat obligatoire ? A-t-elle le courage d’ouvrir de

    nouvelles perspectives, du moment que tout le monde accepte que le célibat

    ecclésiatique n’est pas un dogme de foi, mais fondé sur des contingences

    historiques qui peuvent changer? L’Eglise, à mes yeux, doit trouver une autre manière de traiter cette question, sans trahir bien sûr la substance du

    projet chrétien.

    Récolter des signatures pour l’abolition du célibat des prêtres, n’a pas

    beaucoup de sens, car l’Eglise catholique a pris position et considère le

    célibat comme le "statut historico-sacramentel" du clergé. Mais il est par

    contre important de discuter la fonction de l’amour entre un homme et une

    femme, de la paternité, de la maternité dans les structures de l’Eglise.

    Parce qu’il existe un machisme clérical, une peur des femmes et de la sexualité dans l’Eglise. Et cela doit être discuté, car le statu-quo déshumanise notre Eglise, faisant d’elle une institution antipathique. Entrons

    dans la discussion pour que l’Eglise découvre tout ce qui est arbitraire

    dans sa position actuelle, et pour permettre que des prêtres et des évêques

    mariés puissent animer leurs communautés pastorales. L’amour humain ne doit

    pas être considéré être un obstacle pour recevoir le sacerdoce du Christ.

    Quel type d’Eglise nous rend malades. Il existe une Eglise des martyrs

    d’Amérique latine, d’Afrique et de partout, l’Eglise des communautés de

    base ouvertes, sensibles et pleines de tendresse. Une autre Eglise de

    marbre, patriarchale, qui a peur des femmes et qui n’ouvre pas le

    dialogue. Donc il est important que notre discussion que nous soyons

    attentifs à l’intégration du féminin dans l’Eglise. Le féminin cette

    dimension du profond, la sensibilité pour les mystères de la vie et les

    choses. Et la religion est liée à cette sensibilité. D’ailleurs Jésus a

    démontré une attitude ouverte envers les femmes. Dans cette lumière

    l’Eglise peut grandir et se rendre plus humaine et chrétienne.

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