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    Bernard Häring, "Geborgen und Frei. Mein leben", Fribourg-en-B., éd. Herder, 1997, 159 p.

    Afrique du Sud: un donateur anonyme payera le procès d’Allan Boesak

    Un procès attendu pour le militant anti-apartheid

    East London/Afrique du Sud, 5 août 1997 (APIC) Allan Boesak, ancien pasteur anti-apartheid et directeur de la Foundation for Peace and Justice (fondation >) a reçu des fonds d’un donateur anonyme pour payer les frais d’un procès dans lequel il est accusé d’escroquerie et de vol.

    Allan Boesak et son comptable Freddie Steenkamp auront à répondre de douze chefs d’accusation d’escroquerie et vingt de vol concernant le détournement de fonds destinés aux victimes de l’apartheid et accordés par des organisations d’aide scandinaves telles que DanChurchAid. Selon le ministère public, Allan Boesak a utilisé 1,1 million de rands (240’000 dollars) de donations pour ses besoins personnels de novembre 1988 à août 1994.

    Allan Boesak a eu une place très importante dans les milieux religieux internationaux. Il était président de l’Alliance réformée mondiale dans les années 1980 et ministre de l’Eglise missionnaire réformée hollandaise.

    L’avocat d’Allan Boesak, Chris Petty, a affirmé que l’argent destiné à payer les frais du procès n’était parvenu ni du gouvernement, ni d’un personnage important du monde des affaires, ni du Bureau d’aide judiciaire ni des contribuables. Chris Petty n’a pas voulu expliquer si les fonds venaient d’Afrique du Sud ou de l’étranger et a refusé d’en révéler le montant, que l’on estime toutefois à un minimum de 1 million de rands (219’000 de dollars).

    La nouvelle d’une assistance financière anonyme a été rendue publique après un tollé général quant au montant que le contribuable aurait eu à payer si le Bureau d’aide judiciaire, essentiellement financé par les impôts, avait nommé un avocat principal. Le salaire des meilleurs avocats peut aller jusqu’à 6’000 rands par jour.

    Allan Boesak sera défendu par deux grands avocats afrikaners. Ce choix de ne pas faire appel à des avocats de couleur qui se sont distingués dans les années 1980 en défendant des victimes de l’apartheid, a également suscité un vif étonnement en Afrique du Sud. (apic/eni/mp)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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