Berlin: vérification des actes des Stasi sur les (010793)
Berlin, 1erjuillet(APIC) Le diocèse de Berlin a annoncé qu’il va entreprendre une vérification sérieuse des actes que lui a présenté l’administration Gauck concernant deux prêtres enregistrés comme "collaborateurs
inofficiels" du Service de sécurité d’Etat de la DDR. Le dialogue commencé
avec les hommes concernés, le prélat Paul Dissemond, qui a occupé la place
de secrétaire général de la Conférence des évêques de Berlin de 1968 à
1987, et Monseigneur Norbert Kaczmarek, ancien directeur de Caritas et directeur de l’administration pastorale pour la partie est du diocèse, sera
poursuivi pour la clarification des faits, affirme mercredi un communiqué
publié par le service de presse du diocèse.
Il sera important de savoir si les deux prêtres de Berlin ont respecté
leur mandat de dialogue ou s’il l’ont violé. Si dans un cas unique celui-ci
aurait été dépassé, il pourrait y avoir des conséquences disciplinaires.
D’après les indications du diocèse le fait de "considérer les partenaires
de dialogue officiels de l’Eglise comme collaborateurs inofficiels" aurait
fait partie des "pratiques du ministère de la Sécurité d’Etat. Cela a aussi
été le cas pour le prélat Otto Gross, décédé en 1974, qui a été chargé du
dialogue avec le ministère depuis 1967. Son acte est conservée entièrement
et en ce moment scientifiquement exploité. Après la mort d’Otto Gross, Paul
Dissemond a en plus accepté la charge des contacts de dialogue avec le ministère de la Sécurité d’Etat. Norbert Kaczmarek, de par ses qualités de
directeur, a "mené dans des cas rares, en accord avec ses évêques, des négociations".
Actes détruits en décémbre 1989
Puisque les actes personnels et les rapports établis par la Stasi, qui
concernent les deux prêtres de Berlin, ont été effacés par le ministère de
la Sécurité d’Etat en 1989, les documents présents ne sont que des copies,
qui ont été retrouvées en différents lieux, a précisé le porte-parole du
diocèse. Il se peut donc que d’autres éléments existent.
Le "Tagesspiegel" de Berlin a parlé mercredi de la découverte de l’identité de Paul Dissemond. Citant l’évêque de Berlin, le cardinal Georg Sterzinsky, le journal a relevé que le matériel présent n’a donné aucune indication que Paul Dissemond ait chargé ou trahi quelqu’un. (apic/kna/cb)