n’est pas un principe fondamental" déclare Mgr Sterzinsky
Berlin, 8novembre(APIC) "Le célibat des prêtres n’est pas absolument
nécessaire, parce qu’il n’est pas un principe fondamental de la religion
chrétienne... et s’il n’est pas accepté intérieurement par les prêtres
c’est qu’il y a un problème" a déclaré le cardinal Georg Sterzinsky évêque
de Berlin, dans une interview publiée jeudi par le "Berliner Morgenpost".
Autre point important abordé par le cardinal, le sacerdoce des femmes: "Au
plan dogmatique, je ne vois aucune raison les excluant de ce ministère".
Ces propos ont cependant été tempérés par le cardinal lui-même peu après la
parution de l’interview.
Interrogé sur l’église du siècle prochain, Mgr Sterzinsky estime que "si
un mombre de plus en plus élevé de jeunes prêtres ne peuvent mener cette
forme de vie célibataire à notre époque, l’Eglise est tenue, pour rester
crédible, d’accepter le débat sur ce changement de pratique". L’évêque de
Berlin relève que le célibat "a été introduit par l’Eglise au cours des
siècles". Selon lui, "ce qui fut possible et moral alors ne peut être
impossible et immoral à notre époque".
Le cardinal a soulevé un autre point plus délicat encore à propos du
sacerdoce des femmes en déclarant: "Au plan dogmatique, je ne vois aucune
raison les excluant de ce ministère, il faut que la hiérarchie débatte de
ces questions et ne se contente plus de formuler des dogmes qu’elle défend
comme des forteresses".
Après la publication de l’interview Mgr Sterzinsky a jugé utile de
préciser ses vues en indiquant que le journal avait simplifié ses propos et
donné l’impression que son avis était contraire à celui de la hiérarchie.
Il précise qu’il n’ a fait que définir le stade actuel du débat en
rappelant qu’on ne peut exclure qu’il y aura des prêtres mariés le siècle
prochain.
Le secrétariat de la Conférence épiscopale à Bonn considère que les
propos de l’évêque de Berlin n’apportent aucun élément nouveau au débat
déjà ouvert lors du Concile. D’ailleurs certains prêtres allemands sont
déjà mariés par exemple les pasteurs protestants passés au catholicisme, ou
les prêtres de Slovaquie issus de la résistance au communisme. De l’avis de
la Conférence des évêques allemands, il est donc faux de prétendre qu’il
s’agit d’un tabou, comme le fait le "Morgenpopst". "l’Eglise primitive
n’exigeait pas le célibat, mais ce dernier n’en est pas moins adéquat et
conforme à la fonction sacerdotale". concluent les évêques. (apic/mp)