Berlin, 6mai(APIC) Dans une conférence qu’il a donnée à l’Université de
Berlin, le directeur de la branche européenne de l’organisation juive
"B’nai B’rit", Ernst Ludwig Ehrlich, s’est fait le témoin du changement
important qu’il a pu observer dans l’attitude de l’Eglise catholique envers
le judaïsme depuis le Concile Vatican II.
Ehrlich a loué les études d’exégèse de l’Ancien Testament qui se sont
multipliées depuis le Concile. Ces études ont notamment montré que dans la
prière du Notre Père, "il n’y a pas un mot qui ne soit pas juif". Des "incertitudes" subsistent pourtant sur la théologie de la "promesse" et de l’
"accomplissement" : les catholiques voient dans le Christ et l’Eglise
l’avènement du monde nouveau.
Sur d’autres thèmes, comme l’Etat d’Israël et la "Shoah",
l’extermination des Juifs européens par le régime nazi, le pape Jean Paul
II a dit des choses remarquables l’année dernière. Ehrlich a rappelé la
visite du pape à la synagogue de Rome, son allocution à l’occasion de la
béatification d’Edith Stein à Cologne ainsi que son discours devant des
représentants des communautés juives à Miami. (apic/kna/ym)