Benoît XVI assure que les divorcés remariés font pleinement partie de l’Eglise
Milan, 3 juin 2012 (Apic) Devant la foule de familles venues du monde entier à l’aéroport de Bresso, dans le nord de Milan, Benoît XVI a assuré que les divorcés remariés faisaient “pleinement partie de l’Eglise“, même s’ils ne peuvent accéder à la communion. Installé sur une estrade géante de 100 mètres de large et de 22 mètres de haut, Benoît XVI s’est prêté à un échange de 5 questions-réponses avec des couples et familles venues d’Afrique, d’Europe, d’Asie et d’Amérique venus à la 7e Rencontre mondiale des familles.
Répondant à un couple de Brésiliens qui l’interrogeaient sur la souffrance des divorcés remariés désireux de participer aux sacrements, Benoît XVI a réaffirmé l’importance de la prévention et de l’accompagnement de ces couples. “L’Eglise les aime“ et a le devoir de les accompagner et de leur montrer qu’ils ne sont pas “en dehors“, a précisé le pape. “Même s’ils ne peuvent pas recevoir la communion, a-t-il affirmé, ils font pleinement partie de l’Eglise“. Aux yeux de Benoît XVI, il est important que ces couples vivent la “participation spirituelle à l’eucharistie“, “qu’ils trouvent la possibilité de vivre une vie de foi“. “Leur souffrance est un don pour l’Eglise, a-t-il poursuivi, c’est une souffrance dans la communauté de l’Eglise pour les grandes valeurs de notre foi“.
Les promesses non tenues des politiciens
Répondant à la famille Paleologos, venue de Grèce, pays où la crise a très durement frappé la population, le pape a appelé les partis politiques à un plus grand sens des responsabilités, en évitant de “promettre des choses qu’ils ne peuvent pas tenir“
Benoît XVI a également lancé la proposition de jumelages entre des familles d’Occident et des familles plus défavorisées dans d’autres pays. De tels échanges existent déjà, a-t-il souligné, mais restent à un niveau culturel. Il a invité à ce que des familles, mais aussi des villes et des paroisses prennent “la responsabilité d’aider“. A ses yeux, il faut de la “créativité pour trouver des solutions“ concrètes.
“Les mots sont insuffisants, a-t-il affirmé. Et de poursuivre: “Nous voudrions faire quelque chose de concret, mais nous en sommes incapables“. “Les partis promettent des choses qu’ils ne peuvent réaliser“, a encore regretté Benoît XVI, avant d’ajouter que la politique était aussi responsabilité morale devant l’homme et les hommes“.
Benoît XVI était visiblement en forme et serein. A une petite ville vietnamienne qui lui demandait de parler de son enfance, il a assuré que “le paradis devrait lui ressembler“.
Le pape a quitté l’aéroport de Bresso aux alentours de 21h45, sous les applaudissements enthousiastes de la foule. (apic/imedia/mm/bb)