"Le peuple serbe victime de la tyrannie communiste"
Belgrade, 29mai(APIC) "Le peuple serbe est victime de la tyrannie communiste". C’est par ces mots très durs que la Conférence des évêques de
l’Eglise orthodoxe serbe condamne dans un mémorandum la politique du gouvernement serbe et exige le retrait du président Slobodan Milosevic. Les
évêques appellent à la formation immédiate d’un gouvernement de salut national.
L’Eglise orthodoxe serbe se distance donc de la politique du gouvernement de Belgrade qui, comme les dirigeants du Monténégro, ne sont pas prêts
à la réconciliation nationale. Les socialistes au pouvoir ont négligé aussi
de créer les conditions d’un dialogue démocratique en Serbie. Le gouvernement de Milosevic doit maintenant faire place à un gouvernment de salut national. "Aucune charge politique n’est plus importante que le sort et l’unité du peuple serbe", soulignent les évêques.
La Conférence des évêques se distance aussi de la "Constitution, qui n’a
pas été agréée par le peuple" ainsi que des élections prévues pour la fin
de la semaine "qui ne sont pas capables de rétablir la confiance". Seuls le
parti socialiste (ex-communiste) et ses alliés prennent part à cette élection.
Le mémorandum souligne encore la nécessité de soigner les plaies ouvertes par la guerre civile fratricide. Les évêques appellent l’étranger à ne
pas attribuer les combats en Bosnie voisine aux seuls Serbes. Il ne faut
pas confondre le peuple serbe et le régime serbe. La responsabilité des
combats dans les Balkans est à mettre des deux côtés sur le compte des des
généraux et des idéologues de l’ancienne Yougoslavie de Tito, estiment les
évêques. (apic/cic/mp)