Bruxelles, 15mai(APIC/CIP) Le Service Enfants de Télé-Service à Bruxelles, qui permet le placement d’enfants dans des familles, a 25 ans, mais
pas beaucoup de moyens financiers. C’est pourquoi ce service cherche à être
agréé officiellement pour pouvoir recevoir des subsides. Il faut également
noter que les demandes qui arrivent à ce grand centre social d’inspiration
chrétienne proviennent souvent de familles très démunies.
Deux demandes sur trois qui parviennent au Service Enfants émanent de
parents seuls, souvent des mamans. Difficultés financières, problèmes de
logement, surcharges familiales, conflits conjugaux, travail de nuit,
maladie ou hospitalisation... C’est pour des motifs divers que des parents
n’arrivent plus momentanément à prendre en charge leurs enfants. Ces motifs
reflètent généralement un manque de ressources économiques, relationnelles
et culturelles.
Le Service Enfants de Télé-Service est unique en son genre à Bruxelles.
Il n’intervient qu’à la demande (directe ou indirecte) des parents, évitant
ainsi la lenteur des formalités administratives ou, sauf cas extrêmes,
l’arsenal des mesures judiciaires.
Les enfants de 0 à 12 ans qui sont placés en familles d’accueil y
restent de quelques jours à quelques mois. Ils réintégrent donc rapidement
leur famille d’origine, mais dans de meilleures conditions. Dès le premier
appel, le Service enfants envisage un contact suivi avec la famille en
difficulté : cette guidance joue un rôle préventif essentiel, puisqu’elle
évite une détérioration de la situation familiale. Elle permet aussi, dans
certains cas, de garder les enfants au sein de leur famille.
Les familles d’accueil sont nécessaires, il y en a 186 pour le moment à
Bruxelles, mais cela n’est pas encore suffisant. Les qualités requises sont
exigeantes : ouverture et accueil sans jugement, capacité d’investir dans
chaque accueil, souplesse de la structure familiale, capacité d’évolution,
équilibre psychologique et affectif... L’accueil d’un enfant vaut bien ces
exigences. Et il va de soi que les propres enfants de la famille d’accueil
doivent être partie prenante.
Sur 672 demandes introduites auprès du Service Enfants l’an dernier, 200
n’étaient pas recevables et les 472 retenues ont reçu diverses réponses :
placements en familles d’accueil, dans des centres ou des colonies de
vacances, ou accompagnement des familles sans placements d’enfants. Les
familles d’accueil ne sont donc pas la seule solution, mais leur avantage
est indéniable : outre que l’enfant reste en contact régulier avec sa
famille d’origine, la famille d’accueil peut mieux qu’une autre institution
se brancher sur les réactions de chacun et offre un cadre de vie plus
proche de l’expérience quotidienne des enfants. (apic/cip/bd)