Belgique: travailleurs pastoraux: un statut en bonne (240490)
Anvers, 24avril(APIC) Le diocése d’Anvers a été le premier, en Belgique,
à engager des laïcs, hommes et femmes, mariés et célibataires comme travailleurs pastoraux. A l’occasion des festivités qui ont marqué le 20e anniversaire du Centre Théologique et pastoral d’Anvers, et avec l’approbation de Mgr Paul Van den Berghe, évêque du diocése, ces agents laïcs de la
pastorale ont reçu un statut juridique et canonique qui était à l’ordre du
jour depuis plusieurs années.
lors d’un colloque organisé à cette occasion, le professeur Eddy Van
Waelderen, attaché au Centre, a attiré l’attention sur différents aspects
de l’évolution des ministères et services dans l’Eglise. Il s’agit certtes
a t-il relevé, de maintenir des spécificités dans les fonctions: le rôle
d’un travailleur pastoral ne peut être confondu avec celui d’un ministre
ordonné.
Cependant, ajoute-t-il aussitôt, "la distinction tranchée entre prêtres
et laïcs n’est pas adéquate pour résumer la réalité. Depuis le concile Vatican II, les chrétiens ont pris l’habitude de penser l’Eglise comme peuple
de Dieu. La vie des communautés de demain ne peut pas seulement s’envisager
en termes de division des tâches. Le professeur Van Waelderen souhaite que
le problème soit posé en termes plus larges. Le théologien se demande en
effet, si le droit canonique actuel n’établit pas entre les rôles dans
l’Eglise des distinctions déjà dépassées dans les faits.
C’est ainsi que vu le manque de prêtres, les ministères ordonnés risquent d’accumuler des rôles dans le domaine surtout sacramentel, au détriment d’une présence dans d’autres activités pastorales sur le terrain. En
revanche, les travailleurs pastoraux laïcs risquent de se trouver davantage
en porte-à-faux lorsque, seuls permanents dans certaines communautés, ils
devront refuser de présider des liturgies sacramentelles pour lesquelles
ils ne sont pas habilités. Voilà pourquoi E. Van Waelderen estime qu’il
faut revoir "les ministères classiques" et repenser la coresponsabilité entre prêtres, diacres, travailleurs sociaux. "Il ne s’agit pas d’abord de
réorganisation interne de l’Eglise", souligne-t-il, "mais de la qualité de
l’animation pastorale".
En réponse au théologien, Mgr Van den Berghe l’a remercié pour "sa prise
de position consciencieuse et claire". l’évêque n’a pas caché que les questions soulevées méritaient réflexion, mais il a souhaité que celle-ci se
fasse sans précipitation, en restant "dans le cadre de ce qui est possible
et en accord avec les évêques et avec Rome". (apic/cip/ba)