Anvers, 25avril(APIC) Les agents laïcs de la pastorale dans le diocèse
d’Anvers ont reçu, avec l’approbation de l’évêque du lieu Paul Van den
Berghe, un statut juridique et canonique à l’occasion des festivités qui
ont marqué le 20e anniversire du Centre théologique et pastoral. La question était à l’ordre du jour depuis plusieurs années.
lors d’un colloque organisé à cette occasion, le professeur Eddy Van
Waelderen, attaché au Centre, a attiré l’attention sur différents aspects
de l’évolution des ministères et des services dans l’Eglise. Il s’agit, a
t-il relevé, de maintenir des spécificités dans les fonctions: le rôle d’un
travailleur pastoral ne peut être confondu avec celui d’un ministre ordonné.
Cependant, a-t-il ajouté, "la distinction tranchée entre prêtres et
laïcs n’est pas adéquate pour résumer la réalité. Depuis le Concile Vatican
II, les chrétiens ont pris l’habitude de penser l’Eglise comme peuple de
Dieu. La vie des communautés de demain ne peut pas seulement s’envisager en
termes de division des tâches. Le professeur Van Waelderen souhaite que le
problème soit posé en termes plus larges. Le théologien se demande en effet
si le droit canonique actuel n’établit pas entre les rôles dans l’Eglise
des distinctions déjà dépassées dans les faits.
C’est ainsi que vu le manque de prêtres, les ministères ordonnés risquent d’accumuler des rôles dans le domaine surtout sacramentel, au détriment d’une présence dans d’autres activités pastorales sur le terrain. En
revanche, les travailleurs pastoraux laïcs risquent de se trouver davantage
en porte-à-faux lorsque, seuls permanents dans certaines communautés, ils
devront refuser de présider des liturgies sacramentelles pour lesquelles
ils ne sont pas habilités. Voilà pourquoi E. Van Waelderen estime qu’il
faut revoir "les ministères classiques" et repenser la coresponsabilité entre prêtres, diacres et travailleurs sociaux. "Il ne s’agit pas d’abord
d’une réorganisation interne de l’Eglise", a-t-il souligné, "mais de la
qualité de l’animation pastorale".
En réponse au théologien, Mgr Van den Berghe l’a remercié pour "sa prise
de position consciencieuse et claire". l’évêque n’a pas caché que les
questions soulevées méritaient réflexion, mais il a souhaité que celle-ci
se fasse sans précipitation, en restant "dans le cadre de ce qui est possible et en accord avec les évêques et avec Rome". (apic/cip/ba)