Louvain-la-Neuve, 22 septembre(APIC) Du sérieux dans la recherche et une
grande cordialité dans les rencontres; des communications scientifiques de
haut niveau; de nombreux projets pour l’avenir et le sentiment d’avoir vécu
un moment oecuménique important: c’est le bilan qu’il convient de tirer, en
quelques mots, du quatrième Congrès international d’études coptes qui s’est
tenu au mois de septembre à Louvain-la-Neuve(Belgique).
Ce congrès scientifique, mêlé depuis le début à une rencontre oecuménique, est dû à l’initiative de l’Association Internationale d’Etudes Coptes,
qui fut créée au Caire en 1976. Après les congrès de Rome (1980) puis de
Varsovie (1984), c’est la cité universitaire de Louvain-la-Neuve que les
responsables de l’association avaient retenue pour ce congrès. Il s’agissait de rendre hommage aux travaux de pionnier réalisés par Mgr LouisThéophile Lefort (1879/1959). Travaux qui se poursuivent activement par son
école louvaniste.
Une histoire et une culture
Un livret de 86 pages, véritable prépublication, attendait les deux
cents congressistes venus d’une soixantaine d’universités et d’instituts de
recherche des cinq continents. Ce livret présentait le résumé du rapport
qu’allaient présenter en séance plénière du congrès douze spécialistes des
études coptes. Art, archéologie, monachisme, linguistique, islam et monde
médiéval, textes documentaires, histoire de l’Eglise, littérature, Bible,
manichéisme, gnosticisme, liturgie: c’est toute une histoire et toute une
culture particulière qui étaient ainsi explorées par les participants de 22
pays.
Après chaque séance matinale, les congressistes se répartissaient en
deux groupes, permettant ainsi aux douze sections la lecture et la discussion de pas moins de 80 communications. Une formule originale, mais efficace pour l’étude comme pour la recherches scientifique. Elle a permis aux
participants d’avoir une véritable synthèse des travaux réalisés en ce domaine au cours de la dernière décennie. C’est précieux pour l’avenir des
études. En attendant les deux volumes d’Actes que devrait publier sans trop
tarder, dans sa collection propre, l’Institut Orientaliste de Louvain-laNeuve, le livret préparatoire a donné aux congressistes le résumé d’une
partie importante des communications et une précieuse bibliographie pour
leur travail.
L’atmosphère du congrès a été qualifiée d’excellente par les participants. Et la rencontre fraternelle qu’il aura permis entre des représentants de diverses confessions chrétiennes a été fortement appréciée. Plusieurs parmi ceux-ci sont en effet sensibles à la dimension oecuménique des
congrès scientifiques qui se penchent sur l’Orient chrétien.
Dans le cadre de ce congrès, deux expositions ont encore été organisées.
L’une, consacrée aux "Art tardifs et chrétiens en Egypte, présentait des
terres cuites de l’Egypte hellénistique et romaine, des masques de momies,
des portraits, des icônes, etc. La seconde évoquait la figure de Mgr LouisThéophile Lefort: l’homme, le prêtre, le pionnier, le savant, le chasseur
de manuscrits et le créateur de l’école louvaniste de coptologie.
(apic/cip/pr)