L’Oeuvre réagit contre certaines "insinuations" de la télévision belge
Bruxelles, 13avril(APIC) Le reportage de la télévision belge (RTBF) consacré à l’Opus Dei et diffusé le 7 avril "n’a pas livré d’élément nouveau
sur l’Oeuvre, ni d’interviews de portée particulière ", observe le Bureau
d’information de l’Opus Dei à Bruxelles. Tout en reconnaissant la recherche
d’équilibre et de modération des réalisateurs, l’Opus Dei déplore une approche trop schématique de la réalité spirituelle de l’Oeuvre et dénonce
quelques insinuations qui vont à l’encontre de la vérité.
Intitulé "Opus Dei, au nom de la foi", le reportage de la RTBF a été
tourné dans le cadre du magazine "Au nom de la loi". Les enquéteurs ont pu
tendre leurs micros et placer leurs caméras dans de nombreux lieux animés
par l’Opus Dei en Belgique, en France, en Italie et en Espagne: centres
d’études, clubs de jeunes, écoles techniques, centres universitaires. Des
gens de l’intérieur comme des gens de l’extérieur se sont exprimés de façon
positive ou négative dans un souci d’équilibre, reconnaît l’Opus Dei.
Mais le ton et les musiques employés, notamment pour présenter "Chemin"
l’oeuvre la plus connue du fondateur, le bienheureux Jose Mara Escriva de
Balaguer, entament la prétention d’objectivité du programme. En règle générale, remarque l’Opus Dei "l’émission se révèle trop schématique à l’heure
d’approfondir une réalité de caractère spirituel."
Plus chatouilleuse sur des points précis, l’Opus Dei dénonce trois "insinuations qui vont à l’encontre de la vérité". Durant l’émission une personne a accusé l’Oeuvre d’avoir été mêlée à certains scandales financiers.
Or dans les affaires concernées, ni l’Oeuvre, ni ses représentants n’ont
jamais été mentionnés par les instances judiciaires, précise l’Opus Dei. Et
le Bureau d’information d’affirmer: "Dans l’exercice de leur profession,
comme dans les domaines politique, social et économique, etc., les membres
de l’Opus Dei jouissent de la même liberté que les autres catholiques."
"Les autorités de la prélature ne donnent jamais d’indications ni de conseils dans ces matières."
La seconde "insinuation" concerne l’enrôlement de personnes très jeunes
sans même parfois en avertir les parents. L’Opus Dei précise à ce propos
que pour être membre de l’Oeuvre, il faut avoir 18 ans accomplis et qu’un
engagement à titre définitif n’est pas possible avant 23 ans. "A l’Opus
Dei, on ne conseille jamais de ne pas en parler. Mais chacun fait dans ce
domaine ce qu’il juge opportun."
Troisième critique fréquemment adressée à l’Opus Dei: la manie du secret
et le camouflage de ses objectifs sous le couvert d’autres activités.
"Lorsque l’Opus Dei assume la responsabilité d’une activité, elle le mentionne explicitement", souligne au contraire le Bureau d’information. "Mais
il faut aussi savoir distinguer. Ce que les membres de l’Opus Dei font à
titre individuel ne peut être identifié avec l’activité de la prélature."
"Dans l’Opus Dei, comme ailleurs dans l’Eglise et dans la société civile,
chacun a sa liberté et son autonomie", conclut-on à Bruxelles. (apic/cipmp)