par la loi", déclare le théologien orthodoxe Olivier Clément
Liège, 27février(APIC/CIP) "Sur les problèmes comme le mariage et le contrôle des naissances, l’Eglise orthodoxe n’a pas un idéal différent de
l’Eglise catholique, mais elle l’applique différemment". C’est ce que le
théologien orthodoxe Olivier Clément a confié au magazin chrétien "L’Appel".
Dans l’interview, que le mensuel publie dans son numéro de mars, le penseur orthodoxe français déclare à ce sujet qu’"en orthodoxie, on ne pense
pas - dans la perspective de l’Evangile - que l’Eglise doive se structurer
par la loi. Au dessus de la loi, il y a la personne et la communion des
personnes". Olivier Clément s’explique notamment sur la morale conjugale et
la bioéthique. Tout en rappelant que, pour l’Eglise orthodoxe, un mariage
"vaut pour l’éternité", il précise pourquoi les divorcés remariés ne sont
pas exclus: "Eux qui sont dans une situation de détresse ont besoin de la
communion".
Olivier Clément rappelle également l’étonnement du patriarche orthodoxe
Athénagoras lorsque le pape Paul VI a condamné les méthodes "non naturelles" de régulation des naissances. Le patriarche avait dit: Une demi-page
suffirait pour exprimer ce que nous avons à dire à un homme et une femme.
L’amour est possible, il doit être stable, fidèle, fécond. Mais le but
n’est pas la fécondité comme telle, c’est la profondeur même de l’amour, du
service rendu en commun. Puis, pour ce qui est de leur chambre nuptiale, je
n’y entre pas, ce n’est pas mon affaire".
Olivier Clément révèle en outre que le patriarcat d’Antioche, à la demande de médecins du Liban, prépare un texte sur la fécondation in vitro à
l’intérieur du couple fidèle. "Ce texte, précise-t-il, dira qu’avoir un enfant dans ces conditions n’est pas un péché". (apic/cip/pr)