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    En attente d’une régularisation promise

    Belgique: Les sans-papiers estiment que la grève de la faim est la seule issue possible

    Bruxelles, 7 avril 2009 (Apic) Les quelque 230 occupants sans-papiers de l’église du Béguinage à Bruxelles ont entamé depuis six jours une grève de la faim en vue d’obtenir la régularisation de leur situation, ont-ils annoncé mardi au cours d’un point presse. Ils estiment que c’est leur ultime recours.

    Après avoir mené des actions régulières auprès de représentants politiques et de l’Office des Etrangers, les occupants sans-papiers de l’église du Béguinage estiment que la grève de la faim est leur dernier recours.

    Depuis le 20 janvier 2009, 170 hommes et 60 femmes occupent l’église du Béguinage à Bruxelles, espérant ainsi pouvoir obtenir une régularisation de leur situation. Celle-ci avait été annoncée dans un accord de mars 2008 avec le gouvernement.

    Pour les porte-parole du groupe, il ne s’agissait pas d’en arriver à cette extrémité, mais les différentes actions menées pour "mettre la pression sur le gouvernement" n’ont jamais abouti. Depuis plus d’un an, les sans-papiers attendent en vain la circulaire de régularisation de la part du gouvernement; ils se disent désespérés et déclarent n’avoir plus confiance.

    Les grévistes craignent que la circulaire de régularisation ne sorte pas avant le mois de septembre, en raison des élections régionales de juin et des vacances d’été. Les occupants de l’église du Béguinage réclament en urgence une régularisation de leur situation.

    Pour le curé néerlandophone de l’église, le choix d’entamer une grève de la faim n’est pas une solution, mais il s’est dit prêt à continuer à soutenir les sans-papiers."Quand une personne tente de se suicider, la famille ne doit pas être là pour juger mais pour comprendre les raisons qui poussent cette personne à commettre cet acte", a-t-il dit. "Je ne suis pas favorable à une action mettant en danger la vie de personnes mais les occupants qui sont désespérés ont une autre logique que la nôtre. Les sans-papiers ont mené une série d’actions et reçu le soutien de représentants des différentes communautés religieuses et philosophiques du pays et aussi des universités et des syndicats, sans résultat. Ils n’ont plus à rien à perdre", a déclaré le prêtre. "L’Eglise reconnaît elle-même que la vie n’est pas une valeur absolue et qu’elle peut être mise en danger pour une cause plus grande", a-t-il ajouté, faisant référence aux martyrs.

    Jean-Marie Piersotte, représentant les sans-papiers, a écrit à la ministre l’Immigration et de la Politique d’asile Annemie Turtelboom que bientôt ce sera trop tard pour ces gens se laissant aller à la mort ou qui garderont des séquelles à vie de leur action. Il conteste aussi le fait que la ministre ne puisse rien faire jusqu’aux élections du 7 juin. (apic/ag/js)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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