Belgique: le désir d’enfant à la lumière de la bioéthique (161190)
Bruxelles, 16novembre(APIC) Les Centres de préparation au mariage des
diocèses francophones de Belgique ont récemment tenu leur rencontre annuelle de formation autour d’un sujet d’actualité: "Le désir d’enmfant à la lumière de la bioéthique". Une centaine d’animateurs ont pris part aux débats. Et pour illustrer et approfondir cette matière ardue et délicate, les
organisateurs avaient invité l’abbé Paul Schotsmans, professeur à l’Université catholique de Louvain (KUL) et expert au Centre d’Ethique biomédicale.
Le conférencier s’est notamment attaché à analyser les enjeux de ces
techniques et recherches capables du meilleur et du pire pour les personnes
et la société, aujourd’hui et demain. L’absence, entre autres en Belgique,
de législation en ce domaine laisse la place à un large débat, mais toujours philosophiquement orienté, même si les arguments avancés sont d’ordre
scientifique.
Refusant délibérement de se substituer à la conscience personnelle qui,
en dernier ressort, est et reste le seul critère de discernement, l’orateur
s’est donné comme tâche d’éclairer l’entendement et de féconder la réflexion afin que chacun devienne ainsi capable de prendre une responsabilité
adulte.
Pourtant, l’éthicien ne peut se contenter d’une non-directivité absolue:
dans des matière où la part d’inconnue est et restera peut-être encore
longtemps massive, il s’agira de rechercher "le meilleur humain désirable",
en évitant les solutions qui comportent une négativité trop importante. Il
aura donc pour tâche, précise l’abbé Schotsmans, tantôt d’élucider les motivations souvent trop individualistes, trop narcissiques des demandeurs,
en introduisant notamment une dimension relationnelle, de les alerter sur
les chances de réussite, les risques que comporte une intervention biomédicale, de tempérer des équipes avides de progrès scientifique à n’importe
quel prix; tantôt encore de dénoncer la tentation d’améliorer le matériel
génétique pour obtenir un enfant "parfait".
Conscience et responsabilité
Deux mots résument bien le discours de l’abbé Schotsmans: conscience et
responsabilité. "C’est ce qui nous rend vraiment humain", souligne le conférencier, qui a tenu son publi et haleine pour avoir su allier rigueur et
bonhomie, en tenant un langage qui se voulait à la fois simple et précis.
(apic/cip/pr)