Belgique: le défi des organisations de Jeunesse catholique (090793)
Bruxelles, 9juillet(APIC) Les 25 organisations membres du Conseil belge
de la Jeunesse catholique (C.J.C.) se déclarent en faveur d’une plus grande
ouverture et plaident pour la pluralité des convictions. Elles jugent en
outre bon de se redéfinir dans un texte non équivoque: "Choisir et vivre
une identité chrétienne". Un double défi. Le vice-président du C.J.C.,
Jean-Louis Undorf, a retracé ce parcours à Bruxelles devant l’Association
des Journalistes d’Information Religieuse (AJIR).
L’assemblée du C.J.C. vient d’adopter un texte de 10 pages, relevant le
défi choisi par les organisations de Jeunesse catholique en Belgique.
"Choisir et vivre une identité chrétienne en C.J.C.", est une réponse ne
tenant pas qu’à la volonté de survie d’une institution ou de son label,
mais à 18 mois de recherches et de débats. Le texte adopté à l’unanimité le
17 mai dernier, explique Jean-Louis Undorf, conseiller théologique du
C.J.C., précise justement que "seules des personnes posent l’acte de foi,
individuellement, en Eglise. Une institution ne saurait être dite croyante
au sens strict du mot."
Cette précision est significative d’une évolution en cours au sein des
mouvements catholiques: aujourd’hui, des jeunes redécouvrent la fécondité
d’une tradition singulière et veulent "vivre des choix en écho à ceux vécus
par Jésus-Christ". Les organisations membres du C.J.C. ont mis en valeur un
triple choix, conçu dans une perspective dynamique car, selon eux, l’identité chrétienne et les options qu’elle comporte "ne sont jamais totalement
réalisées". Ces choix comportent une "éthique solidaire", visant "le bien
de tout l’homme et de tous les hommes", celui de ne pas laisser au domaine
privé de "poser la question de Dieu" et celui d’opter pour "un rapport non
possessif à la vérité".
L’expérience de la différence, de la pluralité, le C.J.C. belge la considère comme un acquis et un atout depuis 15 ans puisqu’elle compte notamment en son sein un mouvement groupant près de 80% de jeunes musulmans. "Ce
qui ne veut pas dire que le C.J.C. tait sa référence chrétienne. Une identité chrétienne évidemment difficile à mettre en oeuvre dans un mouvement,
si aucun responsable n’est chrétien. Il y a pluralité de convictions, précise le vice-président du C.J.C., il y a aussi un grand nombre de responsables qui se montrent interpellés par l’Evangile." Sans que tous proclament
nécessairement leur foi en Jésus-Christ, nous veillons à ce que l’identité
chrétienne de soit pas dépouillée de son ferment de foi et de son sens, a
encore dit Jean-Louis Undorf. (apic/cip/cb)