Louvain, 15janvier(APIC) Le centre international de recherche et d’information "Pro Mundi Vita" a inauguré vendredi 13 janvier à Heverlee, près de
Louvain, ses nouveaux bureaux et sa bibliothèque. Pour satisfaire à la demande de plusieurs responsables d’Eglise, principalement du tiers-monde,
"Pro Mundi Vitae" a été créé à Paris en mai 1961. C’est-à-dire à une époque
ou rares étaient les centres de recherche socio-pastorale susceptibles
d’aider ces responsables à enraciner la vie de l’Eglise - principalement
des évêques et des responsables religieux - à enraciner la vie de l’Eglise,
leur pastorale et l’engagement de leur communauté dans la réalité sociologique et économique de la société.
Le souci de ses premiers animateurs a été d’en faire un outil de formation permanente et de recyclage pastoral pour les "cadres supérieurs" des
Eglises chrétiennes de tous les continents. D’abord installé à Bruxelles,
ou il avait déménagé il y a trois ans, "Pro Mundi Vita" a dû chercher une
nouvelle implantation hors de la capitale. Ses responsables ont accueilli
favorablement la proposition qui lui a été faite par le prélat de l’abbaye
du Park à Heverlee, de s’installer dans une aile de ce prestigieux ensemble
du 18e siècle.
Lors de l’inauguration, l’abbé Frans Vanackere, secrétaire général de
"Pro Mundi Vita", a souligné que l’objectif de l’équipe internationale des
collaborateurs du centre restait inchangé: "aider les responsables de cette
Eglise pour laquelle nous aimons à apporter les meilleures réponses pastorales s’agissant des problèmes d’aujourd’hui". Ce qui implique, a-t-il
ajouté, "une volonté d’être à la fois à la croisée des chemins de l’Eglise
et de la société et à l’avant-garde de la recherche". Une double préoccupation - fidélité à l’Eglise et souci apostolique, mais aussi rigueur scientifique des analyses - qui a toujours marqué les activités du centre et qui
l’a fait apprécier jusqu’au sein de la curie romaine, ou les dicastères reçoivent ses publications.
Un nouveau créneau
Jusqu’ici, "Pro Mundi vita" a consacré la majeure partie de ses études
aux Eglises et communautés locales de tous les continents Chaque année, 4
bulletins traitent de problèmes d’intérêt universel et 16 dossiers sont
axés sur des questions locales bien définies. Après 25 ans, les situations
et les besoins des Eglises ayant changé, et alors que de nombreux centres
d’étude socio-pastorale ont été crées aux services des Eglises locales et
régionales, "Pro Mundi Vita" met progressivement un terme à son rôle de
suppléance pour se consacrer à un créneau resté ouvert: servir de relais
entre les communautés ecclésiales, les régions et les continents. et contribuer ainsi à ce que les recherches des uns viennent enrichir les expériences des autres, en développant un réseau de relations horizontales à
travers le monde, d’Eglise à Eglise, de communauté à communauté de centre
d’étude à centre d’étude.
Trois types d’activités sont développées par "Pro Mundi Vita": les
publications et études en 5 langues (anglais, espagnol, français, allemand
et néerlandais); mise à la disposition d’un centre de documentation important; enfin, le centre organise des rencontres, des sessions d’études et
des conférences internationales. (apic/cip/pr)