Belgique: le cardinal Danneels réagit à une campagne de (230293)
Insinuations inadmissibles et diffamatoires
Bruxelles, 23février(APIC) La publication récente de divers articles de
presse, un peu partout et en Belgique notamment, relatant, à coups d’insinuations, "les problèmes sexuels des prêtres et mettant en cause leur fidélité réelle au célibat", n’a pas manqué de provoquer la réaction du cardinal Godfried Danneels, archevêque de Malines-Bruxelles. Ce dernier, qui a
fait connaître sa protestation et dit son indignation lors de l’Assemblée
interdiocésaine tenue à Anvers, n’admet pas qu’à partir d’insinuations, on
jette le discrédit sur l’ensemble du clergé.
"Un certain nombre de prêtres en Belgique auraient une petite amie ou
une compagne dans leur vie", peut-on lire ces jours dans des articles de
presse. "Les évêques sont au courant, mais ils ferment les yeux", va même
jusqu’à insinuer un quotidien dans son édition du 19 février. Témoins anoymes affublés de pseudonymes sont cités par la presse de boulevard. Le contenu et l’accumulation de ces articles n’ont pas laissé les évêques belges
indifférents. Le cardinal Danneels s’en est fait l’écho.
L’archevêque de Malines-Bruxelles s’étonne d’abord d’une mise en cause
"systématique" de l’intégrité morale des prêtres et de la complaisance des
évêques à leur égard". "Sans apporter de preuves et de façon anonyme, remarque-t-il, on suggère qu’un grand nombre de prêtres sont infidèles à leur
promesse de célibat et se rendent coupables de pratiques sexuelles répréhensibles. On met aussi en cause l’intégrité de l’autorité pastorale des
évêques".
"Les évêques protestent énergiquement contre ces insinuations", précise
aussitôt le cardinal Danneels. "Nous ne pouvons admettre que l’on présente
nos prêtres comme des gens peu dignes de confiance et hypocrites (...); que
l’on mette publiquement en doute la qualité de notre propre ministère pastoral et notre honnêteté".
"Les évêques tiennent au célibat des prêtres, poursuit Mgr Danneels. Ils
font tout pour que le célibat puisse être vécu par les prêtres et pour
qu’il contribue à leur épanouissement personnel et à la qualité de leur
travail. Si l’on signale des abus - et il y en a eu, à notre époque comme à
d’autres -, les évêques interviennent toujours sur le plan pastoral: nous
en parlons clairement et nous sommes fermes sur les principes; nous nous
soucions de la santé spirituelle et du salut des prêtres et de toute la
communauté ecclésiale. Nous continuerons à porter ce souci pastoral et nous
restons à la disposition de toute personne qui, en cette matière ou dans
une autre, aurait pu être blessée par un prêtre".
Invoquer les droits de l’homme pour dénoncer un abus ou pour réclamer un
changement dans la discipline ecclésiastique n’autorise pas à jeter un discrédit global sur le clergé, en colportant des ragots voire en donnant prise à la diffamation, ajoute le cardinal. Pour lui, "la réputation du clergé
et des évêques et l’estime de leur ministère pastoral respectif relèvent
aussi des droits fondamentaux de l’homme dans l’Eglise. Car, si les fidèles
ont des droits dans l’Eglise, les prêtres et les évêques en ont également".
(apic/cip/pr)