reçoit le Prix de la Paix "Pax Christi" 1990
Malines, 1eroctobre(APIC) Le mouvement catholique international pour la
paix "Pax Christi" a remis vendredi, à Malines (Belgique), son Prix de la
Paix 1990 à Dana Nemcova, militante catholique tchécoslovaque de 56 ans,
membre du parlement national, qui fut parmi les premiers signataires de la
Charte 77 en faveur des droits de l’homme dans son pays. La lauréate a été
félicitée personnellement par le cardinal Godfried Danneels, nouveau président de Pax Christi international.
Le Prix Pax Christi, d’une valeur de 5’000 florins (environ 4’000
francs) a été remis à la lauréate en même temps qu’une statuette. Ce prix a
été créé pour mettre en valeur les différents aspects des engagements en
faveur de la paix à travers le monde, ainsi que pour exprimer la solidarité
de Pax Christi avec ceux qui luttent dans leur vie quotidienne pour la paix
et la justice.
Née à Most (Bohême) en 1934, Dana Nemcova a été baptisée dans l’Eglise
catholique à l’âge de 21 ans. Psychologue de formation et mère de 7 enfants, elle a su assumer conjointement ses responsabilités familiales et
professionnelles et un engagement en faveur des droits de l’homme dans son
pays. Dans les années 60, elle s’est particulièrement dépensée pour promouvoir le dialogue entre les Eglises chrétiennes en Tchécoslovaquie et pour
sensibiliser les catholiques aux orientations nouvelles issues du Concile
Vatican II.
"Ce sont des personnes comme Dana Nemcova qui ont veillé à ce que des
chrétiens soient au coeur de la lutte pour les droits de l’homme en Tchécoslovaquie, alors que l’Eglise n’avait pas du tout la possibilité de s’exprimer", a relever l’archevêque de Malines-Bruxelles au cours de la cérémonie de remise du prix.
De son côté, Dana Nemcova s’est montrée "très touchée" par la solidarité
et le soutien qu’elle et d’autres militants tchécoslovaques ont reçus de
l’extérieur depuis plusieurs années. "Au cours de ce siècle, a-t-elle observé, nous n’avons que trop fait l’expérience fatale des mythes qui divisent l’humanité d’après la race, la classe, la richesse ou la pauvreté, le
niveau de développement ou de détresse. On n’atteindra jamais un objectif
valable en recourant à la violence. C’est pourquoi, en Tchécoslovaquie,
nous attachons tant d’importance à notre révolution de velours". (apic/cippr)