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    Belgique: La FIMARC marque la journée mondiale de l’alimentation

    Dénoncer les pratiques abusives dans la "grande" production

    Assesse (Belgique), 15 octobre 2008 (Apic) La FIMARC (Fédération internationale des mouvements d’adultes ruraux) lance un appel à l’occasion de la journée mondiale de l’alimentation le 16 octobre. Elle dénonce certaines pratiques abusives dans la "grande" production et notamment dans la production d’agrocarburants et revendique la souveraineté alimentaire des peuples.

    LA FIMARC, qui a son siège à Assesse en Belgique, affirme dans un communiqué diffusé le 15 octobre qu’elle s’associe à tous les groupes, associations, pays et organisations internationales qui célèbrent le 16 octobre la journée mondiale de l’alimentation. C’est une occasion, affirme-t-elle, de dénoncer les effets du changement climatique et des bioénergies.

    Tout comme Alexander Meller, sous-directeur général de la FAO, la FIMARC souligne l’urgence de stratégies d’adaptation pour les pays pauvres qui sont les plus vulnérables face à ces changements climatiques alors qu’ils n’ont contribué que très peu aux émissions de gaz à effet de serre. Elle souhaite également que les pays riches en particulier adoptent des mesures visant à réduire fortement ces émissions de gaz à effet de serre.

    Agrocarburants ou nécrocarburants?

    "La production d’agrocarburants, certains les qualifiant même de nécrocarburants, vont dans le sens d’une destruction de la biodiversité, d’une consommation effrénée d’eau, d’engrais et de divers intrants ne servant qu’à des monocultures intensives et cela pour des résultats qui sont loin d’être probants, en tout cas pour les populations les plus pauvres", lance la FIMARC dans son appel. Elle insiste auprès du Comité de la Sécurité Alimentaire mondiale de la FAO - réuni en ce moment pour l’évaluation des tendances en matière de sécurité alimentaire et de nutrition - pour qu’il "examine avec sérieux et en conscience les dommages causés par les excès des monocultures, par les dégâts environnementaux entraînant ces changements climatiques et pour qu’il prépare des recommandations fermes aux instances décisionnelles pouvant mettre un frein, sinon un terme à ces pratiques". (apic/com/bb)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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