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    commémore le 2e centenaire de la mort de son fondateur

    Belgique: la Congrégation des Soeurs de la Providence (210593)

    Bruxelles, 21mai(APIC) Pour commémorer le 2e centenaire de la mort de

    leur fondateur Jean-Martin Moyë, les Soeurs de la Providence et de l’Immaculée Conception organisent le 31 mai à Champion, près de Namur, une eucharistie solennelle qui sera suivie d’un spectacle et d’une exposition permanente sur le père spirituel et l’histoire de la Congrégation.

    Il y a 160 ans que la Congrégation des Soeurs de la Providence et de

    l’Immaculée Conception - dite de Champion - a pris naissance en Belgique.

    Depuis, les religieuses se sont multipliées au sud et au nord du pays pour

    prendre en charge diverses tâches éducatives. De l’école maternelle à

    l’école normale, des dizaines de milliers d’élèves ou d’étudiants ont bénéficié de leur enseignement. Jusqu’il y a peu, certaines communautés des

    Soeurs de la Providence vivaient à l’intérieur de prisons de femmes, poursuivant là aussi leur mission éducative. D’autres étaient connues par telle

    ou telle maison d’accueil pour les aînés ou pour une tâche pastorale spécifique. Les Soeurs de Champion fêteront le 31 mai le 2e centenaire de leur

    fondateur, Jean-Martin Moyë, prêtre français proclamé bienheureux en 1954.

    Etablies à Champion depuis 1836, les Soeurs de la Providence ne sont pas

    les seules héritières de leur fondateur. Avec elles, cinq autres Congrégations religieuses de la Providence ont déjà commémoré, au début du mois, le

    2e centenaire de la mort de Jean-Martin Moyë, décédé le 4 mai 1793 en exil

    à Trèves.

    Né le 27 janvier 1730 à Cutting, dans le département de la Moselle, ce

    jeune français exprima très tôt son désir de devenir prêtre. Ordonné en

    1754, il devint vicaire à Metz et découvrit, au cours de randonnées missionnaires dans la région, une immense ignorance des populations des campagnes reculées. Aussi mobilisa-t-il des femmes pour aller au-devant des besoins à la fois d’instruction et d’évangélisation qu’il avait perçus dans

    les couches les plus pauvres de la population. C’est ainsi qu’il fonda les

    Soeurs de la Providence vers 1762.

    De la Chine à Trèves

    Parti en Chine comme membre des Missions étrangères de Paris, Jean-Martin Moyë y rassemble également des femmes et des jeunes filles pour faire

    oeuvre d’évangélisation. De retour en France, à la veille de la Révolution,

    il fut obligé de s’exiler à Trèves, où il mourut en 1793.

    La Congrégation des Soeurs de la Providence de Champion compte aujourd’hui 750 religieuses. Les Soeurs ont fondé des maisons dans plusieurs

    autres pays: en Italie en 1854, en Angleterre en 1865, plus récemment en

    Equateur, en Colombie et au Pérou, au Zaïre enfin, où elles sont présentes

    depuis 1951.

    L’éducation sous toutes ses formes et l’évangélisation des plus pauvres

    étaient au coeur de l’action des premières femmes mobilisées autour de Jean-Martin Moyë. C’est aujourd’hui toujours le charisme spécifique des

    Soeurs de la Providence. (apic/cip/pr)

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