Belgique: l’Université catholique de (030491)
Louvain-la-Neuve, 3avril(APIC) Il y a 20 ans, on posait la première pierre du transfert de l’Université catholique de Louvain (UCL) sur le site de
Louvain-la-Neuve. L’occasion pour Pierre Macq, qui vient d’être reconduit
pour cinq ans dans ses fonctions de recteurs de l’UCL, de parler du futur
et de rendre public un "plan stratégique" qui conduira l’institution jusqu’en 1995.
"Nous avons toujours veillé à la sauvegarde de notre autonomie. Ce nouveau plan devrait nous apporter le dynamisme et le souffle nécessaires pour
transformer, dans les années à venir, les nouvelles contraintes en nouvelles opprtunités". Le recteur de l’UCL a deux exemples à faire valoir à
l’appui de ces propos: le transfert réussi de l’UCL et le parti qui a été
tiré des plans d’économie imposés entre 1982 et 1989. L’UCL y a saisi l’occasion d’affiner la structure de l’université par la création, dans l’espace des Facultés, d’unités porteuses d’un projet commun: les Départements.
L’UCL forme aujourd’hui 45% des diplômés universitaires francophones de
Belgique. Elle accueille en outre près de 4’000 étudiants d’une centaine de
pays. Et malgré la baisse de la natalité en Belgique, de plus en plus de
jeunes, mais aussi d’adultes, s’inscrivent à l’UCL (5% de plus en 1990-91).
Manifestement, l’image de l’université est bonne auprès des jeunes. Toutefois, on ne peut penser la formation des jeunes de demain si l’on ne prévoit pas des objectifs et des moyens pour y parvenir. Voilà pourquoi l’UCL
a défini quelques axes essentiels autour afin d’améliorer la qualité de la
formation et de la recherche.
L’apprentissage de l’autonomie intellectuelle sera, de toute façon, le
pilier de toute formation. Mais devant l’explosion des connaissances et le
morcellement des savoirs et de la recherche, il s’agit, relève le professeur Macq, de prendre au sérieux l’unité de vues à construire au sein de
chaque Département. Deuxième axe: "Moins de cours, moins d’examens, davantage de travaux personnels".
En troisième lieu, l’UCL a mené une enquête démographique interne: en
2’010, la plupart des enseignants seront à l’âge de la retraite. Or, ces
dernières années, pour des raisons d’austérité budgétaire, on a recruté peu
de personnel. Ceci va changer dans les cinq ans à venir. Le recteur rappelle en outre que la fonction de l’université dépasse largement le programme
d’études. L’UCL est consciente de son héritage et entend stimuler "un humanisme qui donne sens à la vie".
Enfin relève Pierre Macq, l’UCL misera davantage sur la collégialité et
sur l’évaluation régulière "pour humaniser les relations et améliorer la
connaissance que chacun a de soi, de son engagement, de sa recherche". Aussi, "l’UCL misera davantage sur l’apprentissage du partage des responsabilités et de la confiance mutuelle". (apic/cip/pr)