Belgique: l’évolution socio-économique de Bruxelles (150689)
Bruxelles, 15juin(APIC/CIP) Depuis le 26 novembre 1988, un même projet
pastoral rassemble les catholiques francophones de Bruxelles pour "Une
Eglise dans la ville". Dans un premier temps, l’Année de la famille voulue
par les évêques de Belgique a été l’occasion de mettre l’accent sur des
aspects particuliers du projet. Dès septembre prochain, Mgr Paul Lanneau
souhaite que l’attention prioritaire porte sur l’évolution socio-économique
de Bruxelles en fonction de son avenir européen.
Avant de proposer cette idée pour l’année pastorale 1989-1990, l’évêque
auxiliaire pour l’Eglise catholique francophone à Bruxelles a consulté la
Concertation Pastorale (regroupant les doyens de zone et les responsables
des pastorales spécialisées et des services d’Eglise organisés par le vicariat général de Bruxelles). Il a également consulté le groupe "Résonance",
qui vient d’être mis en place pour veiller à la mise en oeuvre du projet
pastoral durant les cinq années à venir. Tous les souhaits convergeaient
vers la préoccupation socio-économique.
A ce propos, Mgr Lanneau souligne qu’à Bruxelles, la montée des loyers
et la spéculation immobilière sont telles qu’elles confirment un des points
du projet pastoral: "Bien sûr, Bruxelles n’est pas maître de son destin européen. Les enjeux, principalement économico-financiers, sont tels que les
décisions se prennent bien souvent ailleurs et à l’échelle de la planète.
Et la logique de l’efficacité est telle que, sans vigilance de notre part,
elle risque de nous entraîner dans sa spirale au point de nous faire perdre
notre âme". Il invite à s’associer aux efforts déjà entrepris pour faire de
Bruxelles "une ville plus humaine et sociale".
Résonance
Un groupe a reçu comme mission de recueillir et répercuter ce qui est
entrepris dans l’esprit du projet pastoral de Bruxelles. Ce groupe a reçu
l’appellation significative de "Résonance". Ce dernier attend les suggestions, projets et réalisations, voire les critiques pour concrétiser les
priorités du projet pastoral. Il recommande aux communautés locales de privilégier la démarche participative pour poursuivre la réflexion entamée autour du projet pastoral. Il s’agit entre autres, suggère le Père Stany Simon, responsable du Centre pastoral, de donner la parole et de confier des
responsabiltés à ceux qui s’expriment trop peu dans l’Eglise: les jeunes,
les 25/35 ans, certains groupes en marge des structures. (apic/cip/pr)