refuse de "se voir ôter son identité"
Bruxelles, 27janvier(APIC/CIP) Le Secrétariat national de l’enseignement
catholique (SNEC) vient de réagir, dans un communiqué publié le 26 janvier,
à des propositions faites à la mi-janvier par le négociateur Willy Claes,
qui avait été nommé par le roi Baudouin en vue d’un nouveau gouvernement,
avant de céder la place à un nouvel informateur du roi, Jean-Luc Dehaene.
Commentant les propositions faites la semaine dernière par Willy Claes,
socialiste flamand, propositions qui auraient dû servir de base à des
discussions ultérieures, le SNEC attire l’attention sur le fait que "un
certain nombre de propositions concernant la gestion de l’enseignement
signifient un retour à des situations antérieures discriminatoires". le
SNEC "éprouve surtout une grande inquiétude à la lecture du passage ou le
négociateur estime que la commission du pacte scolaire devrait être chargée
d’examiner dans quelle mesure les principes du pacte scolaire n’ont pas été
respectés et la façon de remédier à cette situation".
Le SNEC se dit également "inquiet d’entendre proposer que le
gouvernement favorise le pluralisme dans l’enseignement". La direction de
l’enseignement catholique, en effet, "ne peut admettre de se voir ôter son
identité dans le but de mettre à mal le système des réseaux d’enseignement
sous pression idéologique".
Le SNEC juge également que ce n’est pas seulement l’enseignement de
l’Etat, comme cela figure dans les propositions, mais bien tous les réseaux
d’enseignement, qui doivent pouvoir disposer des moyens financiers suffisants pour garantir un enseignement de qualité. "De façon générale, ajoute
le SNEC, il y a d’ailleurs dans les propositions beaucoup trop peu d’attention au réseau d’enseignement choisi par la majorité de la population".
Le Secrétariat national de l’enseignement catholique affirme, en conclusion qu’il compte sur les responsables politiques "pour la mise au point
d’un programme en faveur de tous les jeunes sans distinction". (apic/bo/be)