sur l’avortement" déclare le cardinal Danneels
Bruxelles, 18janvier(APIC) "Il y a aujourd’hui une extrême vulnérabilité
du couple et de la famille. Cependant il ne s’agit pas de revenir en arrière, mais d’approfondir". C’est-à-dire de "découvrir la véritable nature
de ce qu’est l’amour". C’est en ces termes que le cardinal Godfried Danneels a répondu en ce début de semaine aux questions du quotidien belge "Le
Soir".
"Quand nous avons imaginé de lancer une année de la famille, reconnaît
l’archevêque de Malines-Bruxelles, nous n’avions peut-être pas assez vu
qu’il n’y a pas une famille mais des familles. Nous avions en vue l’idéal
de la famille... : le père, la mère et les enfants. Cela étant, il y a des
formes de famille qui ne correspondent pas à ce modèle. Et des valeurs importantes y sont vécues".
Même face à des "conditionnements sociaux" qui sont défavorables à la
vie individuelle comme à la vie de famille, explique le cardinal Danneels,
"l’Eglise ne propose pas un modèle unique à tout le monde. Elle laisse aux
croyants une grande liberté. C’est seulement dans le domaine du respect de
la vie qu’elle tire une ligne, car il s’agit de l’être ou du non-être de
l’homme".
Au sujet de la fécondation "in vitro" et de la divergence de vues à ce
propos entre certaines universités catholiques et le Vatican, le cardinal
Danneels se refuse à de "grandes déclarations. Il vaut mieux parler calmement et avec les gens directement concernés: les hôpitaux catholiques et
Rome. Le dialogue continue", a-t-il relevé.
Même souci de la part de l’archevêque, de dépassionner le débat sur
l’avortement. Sans vouloir "influencer directement les parlementaires", qui
vont entamer une nouvelle discussion sur l’avortement, le cardinal Danneels
s’adresse à tout le monde pour demander qu’"on ne se braque pas sur la loi,
mais sur les valeurs". Selon le prélat, il faut faire remarquer "que ce
problème de l’avortement n’est qu’un aspect d’un problème plus vaste sur la
qualité de la vie menacée par l’euthanasie, les manipulations génétiques,
les violences que nous faisons à la nature. Un débat de société devrait
s’instaurer sur tous ces domaines dans lesquels interviendraient des arguments philosophiques et médicaux et non pas uniquement politiques".
(apic/cip/pr)