Belgique: Faut-il avoir peur du Nouvel Age? (231092)
Bruxelles, 23octobre(APIC) Le Nouvel Age continue d’interpeller les chrétiens. Le Mouvement belge pour le couple et la famille vient de lui consacrer un dossier de 96 pages qui, soucieux d’éviter l’enthousiasme fou comme
la condamnation sans appel, propose au lecteur un faisceau de témoignages
et de points de vue sur ce vaste courant qui charrie toutes sortes d’aspirations philosophiques et religieuses, aussi bien spirituelles qu’astrologiques...
"Faut-il avoir peur du Nouvel Age?": Le titre choisi pour le dossier publié par ce mouvement d’inspiration chrétienne est déjà une invitation à
dépasser la controverse passionnelle. L’équipe qui a préparé ce dossier ne
cache pas qu’elle a été irritée par certains "jugements catégoriques", portés sur le Nouvel Age par des catholiques qui semblent "ne pas avoir pris
la peine d’écouter le vécu des personnes".
Le lecteur ne s’étonnera donc pas que l’équipe rédactionnelle ait donné
résolument la parole à des personnes qui se sont intéressées positivement
au Nouvel Age, ou disent le bénéfice qu’elles ont tiré d’expériences psychiques ou spirituelles variées, auxquelles se réfèrent à leur manière les
adeptes du Nouvel Age.
Le propos du Mouvement pour le couple et la famille n’est pas de vanter
le "New Age", même s’il répond à des besoins inassouvis. Après tout, se demande José Gérard, dans sa présentation du dossier, "tous les besoins sontils bons à satisfaire?" L’éditorialiste passe de cette question aux critères de discernement. Il retient notamment celui-ci: "Le Nouvel Age qu’on
nous annonce, cette réconciliation de la personne avec elle-même, ces démarches que l’on qualifie un peu vite à mon sens de spirituelles, débouchent peut-être sur une nouvelle qualité d’amour, mais se traduiront-elles
en nouvelles solidarités sociales face aux injustices locales ou planétaires?"
En quatre temps
Le dossier de 96 pages est divisé en quatre parties, que le lecteur peut
traverser à son gré. Est-il pressé de faire le point sur ce qu’on entend
par "Nouvel Age"? Il parcourra d’abord les premières pages consacrées à ce
"phénomène de société". Veut-il emprunter quelques "chemins de spiritualité"? Il plongera dans la seconde partie. Les pages suivantes l’inviteront à
élargir l’horizon, au départ de témoignages relatant des expériences "à la
recherche de l’harmonie". Il trouvera enfin, dans la quatrième et dernière
partie, quelques "facettes particulières" du Nouvel Age, comme la voyance
et l’astrologie, la méditation zen et la réincarnation...
Avant d’offrir au lecteur quelques orientations bibliographiques, le
dossier s’achève sur quatre pages de conclusions. L’équipe de rédaction y
récapitule les grandes questions que le Nouvel Age lui a posées. Plus d’un
propagateur de ce courant semble cultiver une "quête de soi" qui est porteuse de "quête de sens", mais peut aussi servir un "culte du Moi". L’équipe de rédaction n’a pas voulu "heurter de front les écueils du Nouvel Age".
Elle reconnaît aussi qu’elle aurait pu s’interroger davantage sur certains
phénomènes qui risquent "de dévier le croyant d’une véritable montée spirituelle". En tout cas, la recherche commune entreprise par l’équipe lui a
fait toucher du doigt un problème qui n’est pas causé par le Nouvel Age:
toute découverte dérange, révèle des failles et appelle des approfondissements personnels.
L’équipe de rédaction du dossier s’est étonnée, comme beaucoup d’autres
avant elle, "que tant d’adultes "responsables" se laissent toucher par une
bonne nouvelle qui les invite à renouer avec eux-mêmes". Certains y voient
"une pierre d’attente pour une nouvelle évangélisation". Comment se fait-il
que plusieurs découvrent en dehors de l’Eglise une bonne nouvelle qu’ils ne
perçoivent plus dans l’espace ecclésial? C’est une des interpellations soulevées en finale. (apic/cip/pr)
Le dossier "Faut-il avoir peur du Nouvel Age?" peut être commandé aux
Editions Feuilles Familiales, 48, route de Gambloux, 5002 Namur - Belgique
(tél. 081/74 03 86).