"Les parfums de la Bible"
Maredsous/Bruxelles, 22juillet(APIC) Une vingtaine d’odeurs ou parfums
sont mentionnés dans la Bible. D’où viennent ces parfums? Quel usage en
faisait-on hier? Et quel usage en a-t-on gardé aujourd’hui? Durant l’été,
et jusqu’au 29 août à l’abbaye de Maredsous, en Belgique, une exposition
sur "Les parfums de la Bible" tente de répondre à ces questions et à bien
d’autres.
Les odeurs et les parfums figurent déjà dans les anciennes traditions
bibliques relatives à l’époque des patriarches. Le commerce des produits
odoriférants a précédé de loin les premiers récits bibliques, qui racontent
notamment que Joseph, le fils de Jacob, fut vendu à des marchands d’épices
et de gommes odoriférantes.
Mais surtout, les odeurs et les parfums sont depuis très longtemps, selon le témoignage de la Bible, l’expression des richesses et des valeurs
subtiles que l’homme a reçues de Dieu. Ainsi le culte a-t-il comporté très
tôt un autel des parfums où l’on faisait fumer, pour le plaisir de Dieu, un
mélange composé à part égale de résine, de coquille odorante, de galbanum,
d’aromates et d’encens.
Au fil du temps, les prêtres, puis les rois seront "oints" d’une huile
sainte, composée de myrrhe vierge (33%), de cinnamone odoriférant (17%), de
roseau odoriférant (17%), de cane (33%).
"Oint" se dit en hébreu "Messiah" (Messie) et en grec "Christos"
(Christ). Il n’est donc pas étonnant que le rite de l’onction ait été conservé dans le christianisme pour exprimer la marque de l’Esprit de Dieu,
dont la force est aussi insaisissable que le Souffle.
L’exposition sur les parfums de la Bible est ouverte tous les jours,
sauf le vendredi. Le bénéfice de l’exposition sera versé, en majeure partie, pour une aide humanitaire. (apic/cip/pr)