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    Mais sans montage compliqué, supplie un liturgiste

    Belgique: dites votre foi avec des fleurs... (130489)

    Liège, 13avril(APIC/CIP) La liturgie chrétienne aime les fleurs depuis

    longtemps. Aujourd’hui, dans plusieurs églises, elle a même ses fleuristes.

    Mais ce qu’on appelle désormais "l’art floral liturgique" ne se développet-il pas à contresens de la liturgie, réservant le langage des bouquets

    à... la fine fleur des initiés.

    A la Commission interdiocésaine de pastorale liturgique (CIPL), on aime

    le langage des fleurs. Mais le secrétaire de la Commission, l’abbé Ghislain

    Pinckers, l’avoue sans peine: quand ce langage se veut trop précis, qui

    peut encore être au parfum? Il faut alors, remarque-t-il, que chaque fidèle

    possède "le livre des codes" pour savoir qu’un bouquet "suggère" - à moins

    qu’il n’impose - tel ou tel thème".

    "Passe encore, écrit l’abbé Pinckers dans le dernier bulletin d’information de la CIPL que "la cerise, rouge, douce et sucrée, symbolise la douceur du caractère qui résulte de la charité et des bonnes oeuvres", car, à

    vrai dire, je n’ai pas encore vu d’Eglise ornée de cerise. Mais j’apprends

    que le lys, s’il est mis dans un vase transparent, signifie la pureté de la

    Vierge, alors que, s’il est entouré d’épines, il symbolise l’Immaculé Conception. Il fallait le savoir".

    Les fleurs sont un jeu, non une prédication

    Le secrétaire de la CIPL avoue être surpris d’apprendre que "le trèfle,

    de façon évidente, symbolise la Sainte Trinité" et que l’orchidée, "considérée par les botanistes comme la dernière fleur apparue sur la terre,

    est l’oméga, qui marque la fin, et symbolise Jésus, alpha et oméga". Ou encore que deux fleurs mises en valeurs devraient symboliser "les deux natures du Christ".

    "L’étonnement en tout cela, conclut Ghislain Pinckers, est qu’il faille

    réduire la nature à des thèmes, des codes, qui la défraîchissent. Les

    fleurs sont belles dans la nature, sans pensée préconçue. Elles sont

    belles, dans nos églises, quand elles habillent l’espace et suggèrent la

    fête. Les montages sophistiqués fanent hélas trop vite! Les fleurs sont un

    jeu, non une prédication. C’est mieux ainsi". (apic/cip/pr)

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