Bruxelles, 27août(APIC/CIP) De plus en plus de Belges "parrainent" un séminariste par l’entremise de l’Oeuvre centenaire de Saint-Pierre Apôtre
(OSPA). Celle-ci sensibilise les chrétiens au problème de la formation du
clergé local dans les jeunes Eglises et les invite à y collaborer par une
aide spirituelle et matérielle.
"J’ai toujours pensé qu’il fallait être blanc pour devenir prêtre. Maintenant, je sais qu’on peut garder son âme africaine et devenir prêtre. J’ai
dit à mon fils aîné : ’Dieu appelle tout le monde!’". C’est ce que confiait
un Camerounais après avoir assisté à l’ordination sacerdotale d’un de ses
compatriotes.
Le grand nombre de vocations sacerdotales est certainement l’un des
signes les plus évidents de la vitalité des jeunes Eglises. Mais beaucoup
de ces vocations n’arrivent pas à terme, faute de ressources financières.
Pourtant, le visage de la mission a bien changé au cours des dernières
années. Outre que celle-ci ne se conçoit plus en termes d’aide unilatérale,
nombre de jeunes Eglises connaissent un éveil missionnaire impressionnant
et envoient à leur tour des missionnaires.
Dans 97 pays
La contribution de l’OSPA peut prendre diverses formes : celle d’un don
occasionnel, d’une pension annuelle pendant quatre ans, d’une bourse ou
encore d’un legs figurant dans le testament du donateur. Certaines bourses
ou pensions sont collectives, étant versées par une communauté religieuse,
une paroisse, un collège, un groupe de jeunes, un hôpital...
L’intérêt des chrétiens de Belgique pour l’OSPA n’a cessé de croître au
cours des vingt dernières années : 10% chaque années en moyenne. A l’heure
actuelle, l’OSPA est opérationnelle dans 97 pays. Proportionnellement, les
Belges figurent dans le peloton de tête de ceux qui la soutiennent. En
1987, l’Eglise de Belgique a ainsi mis l’équivalent de 2,75 millions de
francs suisses à la disposition de l’oeuvre. (apic/cip/bd)