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    25 anciens lépreux reçus à l’Hôtel de Ville

    Belgique: de passage à Bruxelles, (160792)

    Bientôt la lèpre ne sera plus qu’un souvenir

    Bruxelles, 16 juillet (APIC) 25 anciens lèpreux venus de Fontilles, près de

    la ville espagnole de Valence, ont été reçus le 15 juillet à l’Hôtel de

    Ville de Bruxelles. La fondation Damien, dont les équipes médicales luttent

    contre la lèpre à travers le Tiers-Monde, se réjouit de cette marque de

    sympathie, qui montre bien l’évolution des mentalités à l’égard des personnes longtemps victimes du rejet social.

    Ces anciens lèpreux sont pensionnaires du sanatorium de Fontilles, ouvert en 1909, qui est l’un des deux hôpitaux pour lèpreux encore en acitivité en Espagne.

    Actuellement, 150 personnes sont hebergées à Fontilles: tous anciens lèpreux guéris mais handicapés suite à des mutilations et difformités dues à

    la destruction de certains nerfs. D’autres personnes environ 200, viennent

    à l’hôpital comme patients externes: grâce aux traitements les plus modernes, leur lèpre ne nécessite qu’une très brève hospitalisation et un traitement à domicile pendant une durée de six mois à deux ans, selon l’évolution de la maladie.

    A Fontilles, on forme également le personnel médical qui se destine au

    travail outremer. Deux sessions annuelles y sont organisées à l’iniatiative

    d’associations spécialisées dans la lutte contre la lèpre.

    La lèpre exportée d’Europe

    Présente en Espagne comme dans le reste de l’Europe au Moyen-Age, la lèpre y a maintenu des foyers d’activités jusqu’à notre époque. Ce sont les

    Espagnols et les Portugais , rappelle la fondation Damien, qui apportèrent

    la lèpre au Nouveau Monde, où Christophe Colomb débarqua il ya 500 ans.

    Dès la fin de la seconde guerre mondiale, l’emploi de "sulfones" et, depuis les années 80, de médicaments plus complexes ont permis de réduire le

    nombre de lépreux. En 1982, l’Organisation mondial de la santé (OMS) inscrivait 5109 lèpreux pour les statistiques fournies par le ministère espagnol de la Santé. Le dernier relevé, dix ans plus tard, ne mentionne même

    plus les cas espagnols: ils sont quelques centaines. La fondation Damien se

    plâit à mettre en évidence cette évolution : "En Espagne, comme dans les

    autres pays d’Europe, le lèpre ne sera bientôt plus qu’un souvenir". (apiccip/ak)

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