Belgique: Conférence Internationale Catholique du Scoutisme (060890)
Wegimont, 6août(APIC) Les 160 participants venus de 47 pays ont défini
des orientations concrètes pour promouvoir une éducation à la fidélité, au
cours de la Conférence Internationale catholique du Scoutisme (C.I.C.S.)
qui s’est tenue au domaine de Wégimont, dans la province de Liège du 29
juillet au 5 août.
Le thème général de la rencontre était: la fidélité à l’engagement,
promesse d’avenir pour tous. Les participants ont d’abord voulu cerner le
style de service que leurs associations respectives rendaient effectivement
à leurs pays et à l’Eglise, de même que les services qu’ils envisageaient
pour l’avenir.
Pour être efficaces, ont-ils observé, les services doivent s’enraciner
dans la durée des engagements pris. La fidélité des scouts à leur promesse
et à leur loi - dimension mise en valeur depuis la création du scoutisme
par Baden-Powell en 1908 - est donc à redécouvrir. Même pour une époque où
la fidélité semble aller beaucoup moins de soi, il importe d’identifier les
résistances à cette fidélité et de rechercher les moyens de poursuivre et
de fortifier les engagements.
Quatre axes
Dans un deuxième temps, la réflexion des participants s’est centrée sur
les orientations pratiques à promouvoir pour que la fidélité à l’engagement
soit valorisée et renforcée dans l’avenir. Quatre axes ont ainsi été
relevés.
Tout d’abord, un effort prioritaire doit être fait pour prendre
conscience de l’importance de la fidélité chez les adultes du mouvement
scout. Il revient à ces adultes de vivre l’engagement dans leur propre
existence, d’en témoigner auprès des jeunes et de les soutenir dans une
éducation à la fidélité à leur niveau de jeunes. Cela demande sans doute au
scoutisme une plus grande précision de ses attentes à l’égard des adultes,
ainsi que la mise sur pied d’une formation personnelle souple et concrète.
Un deuxième effort devrait porter sur le rappel du caractère
communautaire de l’engagement scout. La fidélité n’est pas une valeur à
cultiver chacun dans son coin, au risque d’ailleurs de compromettre les
réussites individuelles, mais c’est une attitude de vie qui concerne tout
le monde et qui est possible avec l’aide de tous.
Un troisième pôle d’attention est celui de l’action. On est d’autant
plus encouragé dans la fidélité que l’engagement mené jusqu’au bout se
révèle porteur de progrès et de nouveauté. Appeler les scouts à des actions
enthousiasmantes et fortes est nécessaire si le mouvement veut éduquer à la
fidélité.
Dernier axe: la Conférence a choisi de privilégier l’éducation à la
fidélité en tirant parti des richesses même du scoutisme, en tant que
mouvement centré sur les valeurs, la loi et l’engagement.
Enfin, les participants ont tenu à envisager l’éducation à la fidélité
dans une optique d’espérance. Pour qu’un enfant puisse être fidèle, a-t-on
fait remarquer, il faut qu’il ait perçu ce qui fait son droit d’enfant et
ce qui justifie l’effort qui lui est demandé: faire un choix et s’y tenir.
Pour s’engager, ont ajouté les participants, il faut espérer la réalisation
de ce que l’on recherche. L’éducation à la fidélité va donc de pair avec
une éducation de l’espérance. (apic/cip/gar)