Bruxelles, 18avril(APIC) Le numéro de "Lumen Vitae" qui vient de paraître
à l’occasion de l’Année de la famille célébrée par l’Eglise de Belgique
consacre son édition à deux réflexions. La première est menée par Camille
Focant, exégète: il montre comment Jésus relativise la famille en fonction
du royaume, tout en radicalisant les exigences de l’amour. Dans la seconde,
Pierre Delooz, sociologue, observe comment de profonds changements sociaux
ont conduit à quatre types différents de familles.
Sur cette toile de fond, une question centrale est explorée: "Catéchiser: une affaire de familles". Selon les âges et les situations, les contextes et les ressources, les perspectives peuvent varier, mais tout le
monde convient de l’importance de la famille pour l’éducation de la foi.
Enfants et adultes
Par ou commencer l’éducation religieuse des tout-petits? Ghislaine de
Truchis, du Centre national de l’enseignement religieux de France (CNER)
répond: "Eveil à la vie et éveil à la foi vont de pair". Mais se pose alors
tout le problème de l’accompagnement des parents dont la foi a besoin
d’être "réveillée" et la pratique de vie "évangélisée". Pour les 8-12 ans,
la France mise sur des parents catéchistes qui acceptent de réunir chez eux
de petites équipes d’enfants. Quant à Claude Masse, elle aussi du CNER, elle montre l’intérêt de cette "catéchèse familiale", sans négliger une des
leçons de l’expérience: "Si les parents ne se sentent pas acompagnés, ils
abandonnent vite".
En Belgique, au sein du Mouvement pour le couple et la Famille, la question de la "tranmission de la foi" a été retournée sous bien des facettes
depuis Vatican II. Qui est à même de tranmettre quoi et comment? Devant
cette question, observe le Mouvement, les familles ne sont pas sur pied
d’égalité, ni par rapport à la société, ni par rapport à l’Eglise. Des parents qui prennent très à coeur leur vie de foi insistent à la fois sur des
possibilités et des impossibilités quant à la mission que l’Eglise attend
d’eux.
La revue donne également la parole à un type de foyer. Michel Bacq raconte comment, dans un foyer de l’Arche fondée par Jean Vanier, l’accueil
des handicapés mentaux ouvre de nouvelles portes sur l’évangile.
(apic/cip/pr)