Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    en faveur de l’accueil et de l’intégration des réfugies

    Belgique: Caritas Catholica lance une campagne (220188)

    Bruxelles, 22janvier(APIC/CIP) Plus de 15 millions de réfugiés à travers

    le monde. Quelque 700.000 en Europe. En Belgique, l’an dernier, on a accepté quelque 3.000 réfugiés politiques, à peine la moitié des demandeurs

    d’asile en 1987. Il est possible de faire au moins aussi bien chaque année

    et il est indispensable d’aider beaucoup mieux les réfugiés à s’intégrer

    dans la vie du pays. C’est le sens de la campagne que vient de lancer Caritas Catholica, avec la collaboration de son Secours International ainsi que

    de l’action Vivre Ensemble.

    "Il ne faut pas se faire d’illusion, dit M. de Brandt, directeur du Secours International de Caritas Catholica : la grande migration a commencé

    depuis plus de quinze ans et on ne va pas l’arrêter par un coup de baguette

    magique. C’est en 1972 que Caritas en Belgique a été confrontée pour la

    première fois à l’accueil de réfugiés non européens: il s’agissait d’Asiatiques expulsés d’Ouganda par le dictateur Amin Dada. Le nombre croissant

    des réfugiés à travers le monde montre que l’on a affaire à des exodes massifs. Il va falloir au moins toute une génération pour relever ce défi.

    Mais ce n’est pas en fermant des frontières qu’on le résoudra."

    Un mouvement permanent

    L’existence même d’un aussi grand nombre de réfugiés interpelle toute la

    communauté internationale, car il s’agit de mouvements permanents et qui

    vont même jusqu’à s’institutionaliser, estime M. de Brandt. Et de citer les

    exemples des 350.000 Cambodgiens qui attendent depuis 10 ans à la frontière

    de leur pays, des 100. 000 Kabindais vivant depuis 15 ans au Zaïre, des

    120.000 Saharaouis en Algérie, sans oublier le problème des Palestiniens

    depuis 40 ans.

    Manifestement, ces exodes massifs ont des causes diverses, aux dimensions internationales. C’est pourquoi, insiste le directeur du Secours International, la communauté internationale doit s’interroger davantage sur

    les problèmes économiques et sur les problèmes de paix qui les provoquent.

    Depuis une quarantaine d’années, en effet, une centaine de pays ont

    accédé à l’indépendance par rapport à leurs anciens colonisateurs. Beaucoup

    de ces pays n’ont encore trouvé qu’une unité nationale fragile. Quant à

    leur économie, elle est souvent peu développée. S’y ajoutent des phénomènes

    de discrimination raciale, de discrimination religieuse, ou de discrimination idéologique. "L’Europe peut sans doute considérer que tous ces pays

    sont en train de traverser leur Moyen Age, dit M. de Brandt. Mais elle ne

    devrait pas oublier qu’elle s’est aussi elle-même constituée à travers pas

    mal de guerres et de migrations."

    Des conséquences intolérables

    En attendant que des solutions soient trouvées aux exodes massifs ou aux

    déplacements forcés de populations, des personnes et des familles vivent

    des situations proprement intolérables, souligne le directeur du Secours

    International. Ce sont des familles qui sont plongées dans l’insécurité

    d’existence et qui sont d’autant moins armées pour en venir à bout que, une

    fois arrivées dans un pays d’accueil, l’intégration pose d’énormes problèmes de différences culturelles.

    Problèmes énormes, mais pas insolubles. Mme de Crombrugghe, assistante

    sociale de Promotion Famille à Charleroi citent de nombreux exemples de

    réussite à ce propos, malgré les difficultés rencontrées. "Lorsque, en 1979

    et dans les années suivantes, dit-elle, les familles du Sud-Est asiatique

    sont arrivées chez nous, de nombreux groupes d’accueil se sont constitués

    et ont préparé une opinion locale et...un logement. Cela ne s’est pas passé

    sans problèmes, sans bavures, mais les efforts de part et d’autre ont facilité une intégration d’ensemble, sans que le Ministre de la Justice ressente le besoin de revoir la législation de façon fondamentale.

    "Evidemment, ajoute Mme de Crombrugghe, il faut que les Belges acceptent

    de dépasser leurs premières réticences -s’ils en ont- et nouent des contacts directs. Je connais pas mal de gens qui l’ont fait dans la région ou

    je travaille. Le jour ou ces gens ont pu se trouver confrontés à telle ou

    telle difficulté, ils ont eu la surprise de constater: on croyait n’avoir

    l’aide de personne, on a reçu celle des étrangers."

    Un effort raisonnable

    Accueillir davantage de réfugiés? Et le chômage en Belgique? Et les

    différences de mentalité? M. de Brandt n’ignore pas ces réactions. Mais il

    les trouve trop émotionnelles, et donc disproportionnées par rapport à la

    réalité: "accueillir chaque année 3.000 réfugiés en plus, ce n’est quand

    même pas un poids insupportable pour la Belgique."

    Accueillir. Le directeur du Secours International pèse son mot. Il pense

    d’abord au respect des Droits de l’Homme qu’il conviendrait de promouvoir

    davantage sur le plan international, et pour lequel la Belgique peut jouer

    un rôle plus décisif. Il pense aussi à une petite phrase de l’Evangile dont

    il souhaite qu’elle interpelle davantage les chrétiens: "J’étais étranger

    et vous m’avez accueilli".

    "Les réactions émotionnelles ou les réactions de panique, insiste encore

    M. de Brandt, n’apporteront aucune solution : les réfugiés sont là. L’accueil peut tout transformer si l’on apprend davantage à l’envisager comme

    une responsabilite commune."

    La campagne qui vient d’être lancée se veut concrète: pour aider toutes

    les bonnes volontés qui souhaitent s’impliquer davantage dans l’accueil des

    réfugiés, un dépliant à été conçu. Au delà de l’interpellation qu’il répercute, il explique les programmes officiels prévus, les démarches à suivre

    pour un accueil et un accompagnement efficace des réfugiés, tant pour la

    procédure de reconnaissance que pour leur trouver un logement, des ressources, des possibilités de formation, etc. (apic/cip/bd)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus