Belgique : canonisation du Frère Mutien-Marie (250889)
Bruxelles, 25août(APIC/CIP) C’est le dimanche 10 décembre prochain, à
9h30, qu’aura lieu en la basilique Saint-Pierre à Rome, la canonisation du
Bienheureux Mutien-Marie, Frère des Ecoles Chrétiennes belge, mort à Malonne (Namur) en 1917 et proclamé bienheureux par Paul VI le 30 octobre 1977.
Le Frère Mutien-Marie, né le 20 mars 1841 à Mellet, près de Charleroi,
est une des grandes figures de l’Eglise de Belgique. A 11 ans et demi, il
termine l’école primaire et commence un apprentissage à la forge de son père. L’ouverture par les Frères des Ecoles Chrétiennes d’une école à Gosselies, près de Mellet, le met sur la voie et effectivement, en 1856, il entre au noviciat des Frères, à Namur. En septembre 1859, il est nommé
professeur à Malonne, qu’il ne quittera plus.
Les débuts d’enseignant du Frère Mutien-Marie se font sur le tas, après
une préparation sommaire, grâce à un confrère. Mais le pensionnat de Malonne, ne lui réussit pas. Dès avril 1860, à cause de son échec en classe, le
Conseil de sa communauté le relève de ses fonctions et refuse de lui renouveler ses voeux religieux. C’est tout juste s’il n’est pas renvoyé !
En fait, un confrère lui donne une nouvelle chance, en l’associant à
l’enseignement du dessin et de la musique, dont Mutien-Marie ne sait pratiquement rien. Homme bon et patient, connaissant ses propres limites,
Mutien-Marie se met à jouer de l’harmonium et du piano puis de la flûte, de
la contrebasse, du tuba, du bombardon : toujours pour répondre aux attentes
des élèves. En 1875, un poste vacant dont personne ne veut lui revient :
celui de surveillant, qu’il gardera jusqu’à 1906, donnant autour de lui
l’image d’un homme de silence, de sourire, de prière.
Les dernières années de la vie du Frère Mutien sont marquées par un déclin visible de sa santé, et cependant, il poursuit toujours des activités
pour aider ses collègues dans l’enseignement. Il s’éteint finalement le 30
janvier 1917. Depuis cet hiver-là, de nombreux pèlerins sont venus sur sa
tombe, témoignage de la renommée de sa sainteté. (apic/cip/mg)