Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Du Père Damien à la mission actuelle

    Belgique : bilan sur la mission aujourd’hui (190789)

    Bruxelles, 19juillet(APIC/CIP) Aujourd’hui la mission doit se vivre dans

    un monde en profonde mutation, a déclaré le Père Jean-Pierre Holemans, supérieur de la province de Belgique des Pères du Sacré Coeur, lors d’une

    réunion missionnaire à Rixensart (Belgique). C’est un bilan de la mission

    aujourd’hui comparée à celle de l’époque du Père Damien, l’apôtre des lépreux, que le Père Holemans et de nombreux missionnaires ont fait par leur

    témoignage.

    Jusqu’à la première guerre mondiale, a souligné le Père Holemans, on a

    souvent considéré le monde comme un décor, un cadre où se mouvaient deux

    acteurs : l’homme (prenant de plus en plus de place) et Dieu (ou

    l’Humanité) devant qui il faut rendre compte. Or, les rapports sont en

    train se se modifier avec le monde, qui fait valoir ses droits de troisième

    partenaire. Le Nord, par exemple, découvre son interdépendance avec le Sud.

    Il s’aperçoit aussi qu’il ne peut tenir l’environnement pour partie

    négligeable.

    Le salut, selon la Bible, comporte à la fois appel et mission, a rappelé

    aussi le Père Holemans. L’appel contient toujours une invitation à devenir

    soi-même : "Va vers ton pays", "Va vers toi-même", traduit volontiers le

    religieux. La mission consiste alors à bâtir une relation d’amour avec les

    autres et avec Dieu. Que des hommes se fassent disciples de Jésus pour que

    naissent des commuanutés de disciples.

    Dans un monde qui s’affirme comme partenaire, a conlu le provincial des

    Pères du Sacré-Coeur, trois exigences s’imposent aux chrétiens en fonction

    de leur mission. La première : passer d’une foi "héritée" ou "doctrinale" à

    une foi vécue et assumée personnellement. En second lieu : regarder le

    Royaume de Dieu non comme une réalité close dans laquelle il faudrait faire

    entrer les autres, mais comme la réalité même de Dieu qui s’approche et à

    laquelle il s’agit de consentir. D’où une troisième exigence : aimer comme

    Dieu, gratuitement, de façon à faire naître la "surprise" de la foi.

    "Surprise" d’autant plus précieuse que la proximité du Royaume de Dieu

    n’est pas évidente en regard de l’immensité de certains défis actuels.

    Aux chrétiens, dès lors, d’inventer des gestes nouveaux et "surprenants", révélateurs de la proximité du Royaume, a suggère le Père Holemans.

    N’est-ce pas ce que faisait le Père Damien autrefois quand à la surprise

    générale, il mangeait en puisant au même plat que les malades et surtout

    quand il est resté sur l’île parmi les lépreux alors qu’on attendait de lui

    qu’un séjour tout provisoire!

    Témoignages

    Les missionnaires présents ont ensuite, par leurs témoignages, montré

    l’espérance que cultive l’action des chrétiens dans différentes parties du

    monde, et souvent dans des conditions très difficiles.

    Ainsi en Bolivie, où le mines d’étain entraînent d’importantes

    migrations, on voit aussi des chrétiens essaimer et fonder de nouvelles

    communautés. Le meilleure réponse face à d’anciens réflexes individualistes

    ou face aux sectes démobilisatrices.

    Au Brésil, il y a toujours 5 millions de familles sans terre, tandis que

    se poursuivent les déboisements massifs. Mais l’Eglise fait corps avec le

    peuple face à l’Etat. Car, en lisant la Bible, le peuple prend conscience

    de son histoire, de ses droits. Et la participation des jeunes et des

    femmes progressent.

    Au Chili aussi, on observe un meilleur sens communautaire des jeunes et

    un renouveau des vocations dans une Eglise plus sensible aux situations de

    détresse, vigilante face aux emprisonnements et à la torture. Mais le

    climat de méfiance entre Chiliens s’est installée de manière tenance au fil

    des années de dictature.

    Depuis le début de la guerre civile, les chrétiens du Liban s’expatrient. Tout un travail est à faire pour leur donner des raisons de rester,

    et notamment sur le plan de la formation à la foi.

    Au Rwanda, les missionnaires vieillissent, mais les laïcs prennent la

    relève : comme catéchistes, responsables de paroisses, animateurs et membres de groupes de prière, de groupes missionnaires, de mouvements. Alors

    que du Zaïre partent aujourd’hui des missionnaires pour l’étranger, preuve

    en sont les prêtres zaïrois engagés dans la pastorale en Belgique.

    Le cardinal Godfried Danneels, archevêque de Malines-Bruxelles, a souligné, dans son homélie, que le missionnaire est avant tout animé par un

    amour qui a six caractéristiques. Aimer, c’est quitter Jérusalem pour

    Jéricho, a déclaré Mgr Danneels faisant référence à la parabole du Bon

    Samaritain, quitter son domicile et sa sécurité. C’est aller tout droit,

    sans détour pour éviter les autres. C’est accompagner soi-même les actes,

    en entrant dans les détails, comme le Bon Samaritain. C’est persévérer,

    aller jusqu’au bout de l’amour. L’amour, en fin de compte, trouve sa source

    en Dieu et c’est pourquoi il est capable de triompher du péché et du mal.

    (apic/cip/bd)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus