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    Les aumôniers catholiques de prison s’inquiètent

    Belgique: après une perquisition chez un aumônier bruxellois (301291)

    Bruxelles, 30décembre(APIC) Les aumôniers catholiques de prison, en Belgique, viennent de faire part de leurs inquiétudes après la perquisition

    dont a été l’objet l’un d’entre eux à son domicile, à Forest. Une telle

    procédure, estiment-ils, "met en péril la confiance indispensable entre aumôniers et détenus". L’inquiétude des aumôniers catholiques porte sur la

    protection du secret de fonction.

    Dans une lettre adressée au ministre de la Justice belge, les aumôniers

    demandent de prévoir pour eux une procédure analogue à celle qui existe

    pour les médecins et les avocats. En dépit du fait qu’il n’existe pas de

    loi en Belgique qui protège le secret professionnel lors de perquisition,

    il existe, entre leurs organisations et la magistrature, des accords qui

    règlent en pareil cas la procédure, afin de sauvegarder le secret professionnel.

    L’inquiétude des aumôniers catholiques de prisons fait suite à la perquisition ordonnée le 21 août et le 12 septembre derniers par un juge

    d’instruction de Bruxelles à l’encontre d’un aumônier de Forest. Plusieurs

    documents confidentiels avaient été emportés.

    En vertu de l’article 458 du code pénal belge, relatif au secret professionnel, les personnes qui exercent notamment une profession médicale, ainsi que "toute autre personne" qui, "par état ou par profession", reçoit des

    confidences d’autrui, est tenue, sous peine de sanction, à garder le secret

    sur les informations qui lui ont été livrées. Le secret professionnel n’est

    donc pas, dans l’esprit de la loi, une faculté de taire certaines informations, mais une obligation de ne pas les révéler.

    Le secret professionnel est-il applicable dans le cas des prêtres, et

    jusqu’où? s’interrogent les aumôniers. La doctrine admise en la matière se

    réfère à un jugement prononcé le 31 mai 1968 par le Tribunal correctionnel

    de Charleroi, qui étend l’obligation du secret professionnel pour un prêtre

    non seulement aux propos entendus en confession, mais également à d’autres

    formes de confidences.

    En attendant, les aumôniers catholiques de prison insistent sur le maintien d’une confiance indispensable entre aumôniers et détenus. C’est pourquoi il leur paraît discriminatoire qu’on limite, dans leur cas, le secret

    professionnel au cadre de la confession, cadre qui n’existe pas pour les

    aumôniers d’autres religions et les conseillers laïcs. (apic/cip/pr)

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